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1. Données Personnelles

Prénom
Alice
Qui ĂȘtes-vous ?
ex SVE
Sexe
F
Adresse : Ville
PARIS
Adresse : Région
Ile de France
Adresse : Pays
France
Lieu de résidence
pays d’origine
Statut actuel
en recherche d’emploi
Centres d'interĂȘt et loisirs

équitation cinéma associations expositions sport et nature

2. Votre SVE

Titre de votre projet du SVE
los cafés del Mundo
Date de début de SVE
4 oct. 2005
Date de fin de SVE
30 juin 2006
Ville de SVE
ALCOBENDAS (NORD MADRID)
Pays d'origine
France
Pays de SVE
Espagne
Structure d'envoi
Solidarités Jeunesses
Structure d’accueil
waslala
Témoignage synthétique de votre expérience

Hola a Todos !

Voici l'évaluation de mon SVE (à Alcobendas d'octobre 2005 à Juin 2006), réalisée pour mon association d'envoi.
En espérant que ça vous motive à partir !!

 Les gens autour de moi :

L’association espagnole Waslala accueillait, en plus de moi, six autres volontaires : Anna et Wolfram, d’Allemagne ; Eva de Belgique ; Claudia de Roumanie et Noor de Palestine.
Ce groupe de volontaires, tous dans la mĂȘme situation, a permis de ne pas se sentir isolĂ©, mais d’avoir d’emblĂ©e un groupe d’amis solidaires dans la nouvelle expĂ©rience de vie qui s’ouvrait Ă  chacun de nous six.
Ce groupe interculturel Ă©tait aussi un microcosme de confrontation de nos cultures, de nos similitudes et de nos diffĂ©rences, qui nous a baignĂ© dans l’habitude de relativiser sa propre culture et d’ĂȘtre en permanence sur le mode de l’échange interculturel.
De mĂȘme, ce groupe de rĂ©fĂ©rence permettait d’échanger nos impressions, positives ou nĂ©gatives, vis-Ă -vis de la culture espagnole que nous dĂ©couvrions jour aprĂšs jour.

A part ces cinq compagnons volontaires, il y a eu l’accueil chaleureux et la prĂ©sence soutenue des membres (en gĂ©nĂ©ral jeunes, entre 20 et 35 ans) de l’association Waslala. J’ai vraiment apprĂ©ciĂ© leur envie de partager avec nous- on a fait des week-ends tous ensemble ; on allait souvent prendre des verres ensemble ou on se retrouvait dans les parcs d’Alcobendas pour jouer de la musique
- et de ne pas s’ĂȘtre cantonnĂ©s Ă  leur rĂŽle d’association d’accueil qui se contente d’orienter les volontaires dans leur projet de volontariat. Beaucoup sont devenus de trĂšs bon amis que l’on va sĂ»rement revoir !

Enfin, il y a eu les volontaires rencontrĂ©s lors des sĂ©minaires d’évaluation, surtout ceux de Madrid, que l’on voyait plus ou moins frĂ©quemment. Je sais que j’ai ressenti le besoin de les voir plus souvent quand je commençais Ă  voir mon volontariat se terminer, parce qu’on a envie de pouvoir Ă©changer sur nos impressions quand l’heure du dĂ©part approche, que l’on commence Ă  faire le bilan et Ă  penser Ă  « l’aprĂšs ». C’est pour cela que je trouve important les sĂ©minaires qui sont organisĂ©s au cours du SVE, pour avoir le sentiment d’appartenir Ă  une mĂȘme communautĂ© de gens qui est lĂ  comme soutien dans une expĂ©rience aussi intense que le SVE.

 Mon projet:

Le projet, proposĂ© par la casa de la juventud (sorte de Maison des jeunes) d’Alcobendas, pour lequel je m’étais engagĂ© consistait Ă  faire du soutient scolaire auprĂšs de collĂ©giens. Je devais particuliĂšrement aider pour les langues Ă©trangĂšres (anglais et français principalement), souvent un des points faibles des jeunes espagnols. AprĂšs un mois difficile et trĂšs stressant, je me rendis compte que je n’accrochais pas du tout au projet, essentiellement parce que je n’apprĂ©ciais pas le contact avec les adolescents, contact que je n’avais jamais eu avant dans un cadre scolaire (seulement dans l’animation loisirs, chose trĂšs diffĂ©rente). J’ai donc expliquĂ© mon malaise Ă  la responsable des projets des volontaires de la Casa de la Juventud, qui fut trĂšs comprĂ©hensive et me proposa de penser Ă  un autre projet qui m’intĂ©ressait tout en Ă©tant utile aux citoyens d’Alcobendas.
Etant donnĂ© que le thĂšme des personnes immigrĂ©es et de leur intĂ©gration dans la sociĂ©tĂ© espagnole me plaisait, j’ai menĂ© une sorte d’enquĂȘte de terrain auprĂšs de la mairie et des services d’accueil aux immigrĂ©s pour faire l’état des lieux des activitĂ©s qui existaient dĂ©jĂ  et celles qui au contraire manquaient. Constatant qu’il n’existait pas d’espaces informels oĂč les immigrĂ©s pouvaient faire connaĂźtre leur culture, j’ai lancĂ© l’idĂ©e de crĂ©er une rencontre hebdomadaire autour de la dĂ©couverte de la culture des immigrĂ©s rĂ©sidant Ă  Alcobendas, en les invitant Ă  venir tĂ©moigner de leur expĂ©rience personnelle et de leur connaissance de leur pays. Ainsi sont nĂ©s les CafĂ©s del Mundo (CafĂ©s du monde), organisĂ©s tous les lundis soir, de 19h Ă  21h.

Ce projet m’a apportĂ© Ă©normĂ©ment :
D’abord à un point de vue personnel, en me permettant de rencontrer de nombreuses personnes avec qui le contact fut trùs enrichissant (certaines d’entre elles sont devenues, plus que des collaborateurs, des amis).
Ensuite, ce projet fut dĂ©terminant pour orienter mes choix d’avenir : Alors que j’étais venue avec l’idĂ©e de devenir enseignante, je suis repartie avec l’envie de me former au journalisme et d’approfondir mes connaissances sur les sociĂ©tĂ©s d’AmĂ©rique latine pour devenir grand reporter dans cette rĂ©gion du monde. Le fait d’avoir goĂ»tĂ© au plaisir de participer Ă  la promotion des cultures pour une meilleure comprĂ©hension interculturelle m’a convaincue de continuer dans cette voie.
Par ailleurs, j’ai appris le travail d’organisation de rencontres, qui demande un gros travail en amont de prise de contacts et de discussions avec les intervenants. Je contactais les associations d’immigrĂ©s (dans la plupart des cas, elles furent le moyen de rencontrer des personnes immigrĂ©es) ou les personnes immigrĂ©es hors rĂ©seau associatif que l’on avait pu me recommander (la Casa de la Juventud avait dĂ©jĂ  pas mal de contacts), en leur prĂ©sentant ces rencontres comme des moments informels, dans une ambiance dĂ©tendue propice Ă  l’échange interculturel, oĂč ils parleraient librement des aspects de leur culture qui les intĂ©resseraient (qu’ils soient positifs – comme l’art de l’hennĂ© dans les mariages marocains- ou nĂ©gatifs- comme les exactions du roi du Maroc Mohammed VI au Sahara Occidental). On retenait donc ensemble quelques thĂšmes de leur choix ; bien souvent, pour plus de spontanĂ©itĂ©, ils ne prĂ©paraient rien de particulier pour le jour du CafĂ© et racontaient simplement, Ă  partir de leur vĂ©cu et de leur mĂ©moire ; de mon cĂŽtĂ©, je prĂ©parais quelques prĂ©sentations power point avec des donnĂ©es importantes et des photos, cartes ou autres Ă©lĂ©ments intĂ©ressants pour donner un support visuel aux commentaires des personnes venues parler.
Lors des CafĂ©s, j’avais un rĂŽle de stimulation de l’échange ; dĂšs le dĂ©but, en rappelant que c’était un moment informel, pas une confĂ©rence, et que l’échange Ă©voluait au fil des questions spontanĂ©es des gens, par l’interaction libre avec les intervenants. Une vingtaine de minutes avant la fin de chaque rencontre, sur un fond de musique du pays en question, j’invitais les gens Ă  venir goĂ»ter les plats et les boissons typiques du buffet, pour un dernier moment d’échange complĂštement libre, oĂč les gens posaient les questions ou rĂ©flexions restĂ©es en suspends au cours de la discussion, ou tout simplement faisaient connaissance, plus personnellement.
La partie la plus dure de ce projet fut en fait « la communication » en amont, pour faire connaĂźtre les CafĂ©s. Une note Ă©tait publiĂ©e chaque semaine dans le journal d’information de la mairie, Ă©galement sur le site web de la Casa de la juventud, et une affichette que je rĂ©alisais Ă©tait envoyĂ©e dans les centres culturels et les bibliothĂšques pour y ĂȘtre affichĂ©e. Mais, c’est vrai qu’à part les pays qui intĂ©ressent le plus comme le Maroc ou la Colombie- peut-ĂȘtre parce que les gens y sont plus familiers- oĂč vinrent une trentaine de personnes, il n’est pas venu grand monde pour des pays comme la Bolivie (5 personnes) ou l’Angola (1 personne, pour 4 intervenants !!). Je me suis rendue compte Ă  quel point c’est dur, quand on organise une activitĂ© culturelle, de faire venir les gens- qui travaillent beaucoup pour la plupart et qui, un lundi soir, Ă  part passer rapidement Ă  l’Eroski (une grande surface espagnole trĂšs rĂ©pandue), n’ont pas la tĂȘte Ă  s’intĂ©resser aux cultures prĂ©incas ou au carnaval de Cochabamba !
Cela m’a fait me poser beaucoup de questions sur la maniĂšre de communiquer la culture et m’a confortĂ© dans mon envie de travailler dans le journalisme culturel, pour participer Ă  l’effort de visibilitĂ© des diverses richesses culturelles existantes.

Afin de donner une continuitĂ© aux CafĂ©s, j’ai créé un Blog (www.cafesdelmundo.blogspot.com) oĂč j’ai mis en ligne toutes les prĂ©sentations power point que j’avais faites pour chaque pays, les photos et un rĂ©sumĂ© de la rencontre. Une partie « commentaires » permet Ă  chacun de laisser ces impressions ou de rajouter des informations qu’il juge intĂ©ressantes.

 Mon impression globale :

Ces neuf mois passés en Espagne furent trÚs important pour moi pour deux raisons majeures :
Parce que cette expĂ©rience m’a rendue plus tolĂ©rante et adaptable aux personnes, comprendre qu’il existe d’autres modes de communication que ceux dont j’avais l’habitude dans ma vie Ă©tudiante ou mes activitĂ©s associatives. Par exemple, en apprenant Ă  danser le merengue avec mes amis dominicains ou en s’asseyant Ă  la nuit tombĂ©e sur les marches de la Plaza del Sombrete, au cƓur du quartier de LavapiĂšs- le plus populaire et le plus colorĂ© de Madrid- et en laissant libre cours Ă  la conversation avec les personnes venus s’y rassembler. C’est cette spontanĂ©itĂ© et cette sorte d’ « affectivitĂ© extravertie » que j’aime beaucoup dans la maniĂšre de crĂ©er des relations en Espagne, ou en tout cas Ă  Madrid.
Parce que mon projet m’a permis de rĂ©aliser concrĂštement quelque chose, ce dont j’avais terriblement besoin aprĂšs toute une scolaritĂ© oĂč j’ai accumulĂ© les connaissances, j’ai Ă©coutĂ©, intĂ©grĂ©, mais presque jamais (Ă  part quelques dossiers demandĂ©s par certains professeurs ou le TPE en PremiĂšre) crĂ©er un projet et le porter Ă  moyen ou long terme. Et ça fait vraiment du bien de se sentir crĂ©ateur sur le terrain !
DĂ©sormais, je veux accompagner mes Ă©tudes thĂ©oriques (je commence un Master sur l’AmĂ©rique latine en septembre) de stages pratiques dans des revues qui m’intĂ©ressent ou des institutions qui organisent des Ă©vĂšnements culturels, pour me rendre compte de comment se passent les choses concrĂštement et y participer.

Je conseille donc le SVE Ă  tous les jeunes qui ont besoin d’aller « tĂąter le terrain » et qui ont envie de s’ouvrir Ă  de nouvelles expĂ©riences de communication grĂące Ă  l’ambiance interculturelle qui caractĂ©rise le SVE.
Et je remercie tous ceux qui rendent possible cette expĂ©rience d’une intensitĂ© qui n’est pas si frĂ©quente de retrouver ailleurs : mes associations d’envoi et d’accueil, les anciens volontaires qui m’ont encouragĂ©e Ă  partir et qui ont laissĂ© des tĂ©moignages engageants, et les femmes et hommes politiques de l’Union EuropĂ©enne qui soutiennent ce programme europĂ©en Jeunesse.

NB : Ă  la suite, j’ai joint la prĂ©sentation en espagnol de mon projet, avec dates et pays choisis des rencontres.

El proyecto de los CAFÉ DEL MUNDO

Los CafĂ©s del mundo son unos encuentros alrededor de un paĂ­s y de su cultura, vĂ­a personas nativas de aquellos paĂ­ses. La idea es interesar la gente en descubrir las particularidades – que sean polĂ­ticas, lingĂŒĂ­sticas, geogrĂĄficas, histĂłricas, culturales
-, del paĂ­s tratado, en un ambiente relajado, informal. Para conseguirlo, es preciso poner en valoraciĂłn los testimonios de personas que proceden del paĂ­s o que, a lo menos, lo conocen bien; asĂ­, habrĂĄ un intercambio mĂĄs personal con la gente. AdemĂĄs, se intenta crear un espacio que da la impresiĂłn sumergirse en el ambiente del paĂ­s, con una exposiciĂłn arreglada en la aula audiovisual (bandera, mapas, instrumentos musicales, artesanĂ­a...colgados en las paredes), con mĂșsica tradicional y un buffet de comida tĂ­pica.

 pĂĄgina Web de los CafĂ©s de Mundo: http://www.cafesdelmundo.blogspot.com/

 El lunes, de las 19h hasta las 21h, en el aula audiovisual de la Casa de la Juventud de Alcobendas, (Calle Ruperto ChapĂ­, 18).

Persona responsable: Alice MEDIGUE, voluntaria europea.
Contacto: alicemedigue@yahoo.fr ; movĂ­l: 696254362.

 1er CICLO : AMERICA LATINA

 ECUADOR : los lunes 16 y 30 de enero.
 COLOMBIA : los lunes 6 y 13 de febrero.
 PERU : los lunes 20 Y 27 de febrero.
 BOLIVIA : los lunes 6 y 13 de marzo.
 REPUBLICA DOMINICANA : el lunes 27 de marzo

 2e CICLO : AFRICA

 MARRUECO : los lunes 3 y 17 de abril.
 ANGOLA : los lunes 24 de abril y 8 de mayo.

 3e CICLO : ASIA

 CHINA : los lunes 22 y 29 de mayo.

 4e CICLO : EUROPA

 RUMANIA : los lunes 5 y 12 de junio.
 Muestra del cine de Emir Kusturica: el lunes 19 de junio.

Mon BLOG:

http://www.cafesdelmundo.blogspot.com

3. Parrainage

Je ne souhaite pas participer au parrainage
I don’t want to participate in mentoring