Témoignages de volontaires

Pays de SVE


Profilicone de triPays de SVETémoignageDate de début de SVE
papionFinlande /Finland

J'ai appris Ă  ĂȘtre diplomate, Ă  faire respecter un rĂ©glement pour lequel je n'Ă©tais souvent pas d'accord, mettre les formes pour le faire comprendre, savoir parler de tout et de rien tout en gardant Ă  l'oeil mon rĂŽle, c'est-Ă -dire ce que je reprĂ©sentais pour ma structure d'accueil et pour les hĂŽtes que j'accompagnais.

Il m'est difficlie d'en discerner l'impact aujourd'hui professionnellement, mais je crois que j'appréhende mieux la cohabitation avec des personnes ayant une histoire trÚs différentes de la mienne et de mon pays, ayant une voir deux générations d'écart.

1 sept. 2004
poolineGrĂšce /Greece

Ce fut une experience extrÚmement enrichissante qui changea ma vision des choses. J'ai rencontré des amis de tous les pays, je suis plus ouverte sur le monde, les différentes cultures. je suis plus intéresse par les voyages, les langues, l'interculturalité.
Le contact avec les enfants fut intense et j'ai appris beaucoup de chose en matiÚre d'animation spécialisée. J'ai pu me rendre compte de la réalités de certaines personnes et du manque de moyen en GrÚce. Je relativise donc la situation en France.

Je suis encore trÚs nostalgique de cette période e je souhaite témoigner pour que les gens sautent le pas dans cette merveilleuse experience qu'est le SVE

6 juin 2007
LudivineTurquie /Turkey

Je suis vraiment heureuse de mon expérience, qui n'a pas été professionnelle. J'ai surtout appris de tous les gens que j'ai rencontré et ai l'impression d'avoir compris un peu de la Turquie sans préjugés.

3 janv. 2009
GuillaumeBEspagne /Spain

06/09/2006

Bonjour!

SVE de juin 2005 Ă  juin 2006
Ourense, Galice, Espagne
Association Les Amis de la Terre, projet sur l'environnement, Education Ă  l'environnement.

Quelques mots pour parler de mon expérience...

Interrogation, choix, aventure, Ourense?, Galice?, stress, impatience, arrivĂ©e, accueil, adaptation, difficultĂ©s, colocataires, dĂ©couvertes, nouvelle culture, dĂ©couvertes, plein les yeux, dĂ©couvertes, communiquer, une tĂȘte comme ça!, apprentissages, rencontres, sourires, rires!, fiestas, tristesse, travail, fiestas, voyages! et hop redĂ©couvertes et rerencontres!, polonaise, autrichien, hollandaise, lettone, italienne, hongrois, galiciens!... fiestas, liqueur cafĂ©, bars, tortillas, tapas, paysages, cĂŽte galicienne, plein les yeux!, nostalgie, envie de revenir, difficultĂ©s, adaptation...toujours! donner, recevoir, carnaval, sourires, rires, joies, sĂ©jours, dĂ©couvertes, viva España, viva Galiza, semaines, mois, dĂ©jĂ !, fin, il en faut une, tristesse, pas dĂ©jĂ , et aprĂšs?, retour, retrouvailles!, sourires, rires, joies!!
Argent? Pas beaucoup!
Enrichissement personnel? ENORME!
Y retourner? Forcément!!

Voilà qques "mots" qui me sont venus pour illustrer mon SVE. Désordoné, c'est sûr! exhaustif, jamais! J'en rajouterai surement tout au long de mon aprÚs-SVE... Je ne sais pas si ce SVE l'influencera un peu, beaucoup ou pas du tout mais si c'était à refaire... SANS HESITER, JE LE REFERAIS!! C'est une chance...

1 janv. 1900
ClairePFinlande /Finland

J'ai appris beaucoup de choses au cours de ce sĂ©jour. Tout d'abord sur moi mĂȘme et mes capacitĂ©s d'adaptation. AprĂšs cette expĂ©rience, l'apprĂ©hension de se retrouver seule dans un environnement inconnu a beaucoup diminuer. Je trouve que c'est la parfaite expĂ©rience pour cela, partir seul sans ĂȘtre vraiment seul sur place.
J'ai également découvert une autre façon de penser l'éducation et l'enfance, une autre culture plus proche de la nature.
Maintenant, et je crois que c'est la cas de beaucoup d'ex-SVE, j'ai du mal Ă  rester dans le mĂȘme pays, il y a tellement de choses Ă  voir, Ă  dĂ©couvrir et Ă  vivre dans le monde, tellement de gens Ă  rencontrer...

1 oct. 2006
AlexandruTFrance /France

Salut a tous!

Je suis Alex, je viens de Roumanie et je fait mon stage SVE a Paris.

Je suis ici depuis une mois... et j'ai encore beacoup des choses a decouvrir pendant les prochaines 11 mois ...

voila...

aujord'hui 7.12.2005

1 nov. 2005
CarolineCAutriche /Austria

Le plus simple pour vous faire partager mon expérience, c'est de reprendre une partie du texte de mon rapport de SVE.
Pour en savoir plus, j'ai tenu un blog durant la période de mon SVE (octobre 2004-juin 2005)

http://www.20six.fr/sveavienne

II. Pourquoi un SVE ?

A. M’engager pour mĂ»rir

Ma derniĂšre annĂ©e Ă©tudiante (DESS Administration des collectivitĂ©s locales) a coĂŻncidĂ© avec ma dĂ©couverte du volontariat et de modes de vie altruistes jamais monotones. J’étais vraiment en colĂšre contre moi-mĂȘme et contre les rĂ©seaux (français) d’information de la jeunesse de dĂ©couvrir seulement maintenant une forme gĂ©niale d’engagement des jeunes qui leur apporte autant qu’ils donnent.
J’allais finir mes Ă©tudes jeune (Ă  22 ans) et travailler sans avoir jamais voyagĂ©, avec l’impression de n’avoir jamais rien fait de palpitant dans ma vie ? Non, je l’aurais trop regrettĂ© ! L’idĂ©e du SVE est tombĂ©e Ă  pic dans mon besoin impĂ©ratif de prendre un peu de maturitĂ© avant d’entrer dans la vie active. Ce volontariat grĂące Ă  son niveau financier trĂšs confortable, me donnait enfin l’occasion de prendre enfin mes distances avec mon « environnement familier ».

B. Comment j’ai trouvĂ© mon projet

Je n’ai donc pas hĂ©sitĂ© longtemps Ă  me dĂ©cider pour un SVE. Je pensais qu’il serait beaucoup plus difficile de trouver un projet qui me correspondrait et qui m’accepterait. Surtout que trĂšs prise par mes obligations Ă©tudiantes je n’avais presque pas le temps de fouiller la base de donnĂ©es en ligne de la Commission europĂ©enne.
J’ai commencĂ© Ă  contacter l’association Unarec Ă  Paris (oĂč j’habite depuis toujours) qui m’a simplement aiguillĂ©e. Je me rappelle encore la boutade de la fille qui travaillait lĂ  : « Pourquoi pas Vienne ? ». Oui en effet pourquoi pas ? Dans mes critĂšres de choix de projet figuraient l’Europe centrale, le travail avec les enfants, si possible issus de milieu dĂ©favorisĂ©, ainsi qu’un aspect interculturel.

J’ai eu ensuite une chance incroyable quand on sait quel parcours du combattant doit souvent affronter tout aspirant au SVE ? En 15 jours j’ai trouvĂ© un projet qui rĂ©pondait Ă  presque toutes mes exigences, j’ai Ă©tĂ© acceptĂ©e par le projet et mon dossier parfaitement complet a Ă©tĂ© envoyĂ© juste avant la date butoir.
L’école Montessori « Freiraumschule » situĂ©e dans la campagne de la capitale autrichienne a en effet adressĂ© aux Compagnons bĂątisseurs l’offre de recrutement annuelle de son volontaire. Celui-ci est chargĂ© d’apprendre la culture et la langue françaises Ă  une trentaine d’enfants, dans le cadre trĂšs particulier de la pĂ©dagogie Montessori. "A", volontaire aux Compagnons bĂątisseurs (CB) qui m’avait dĂ©jĂ  soufflĂ© l’idĂ©e du SVE m’a parlĂ© de l’offre. J’ai aussitĂŽt contactĂ© "B" en charge du SVE aux CB qui a aussitĂŽt acceptĂ© de m’aider Ă  poser ma candidature, bref d’ĂȘtre mon organisation d’envoi. Je la remercie encore mille fois pour ceci et pour la diligence avec laquelle elle a accompli toutes les dĂ©marches administratives nĂ©cessaires. CV, lettre de motivation, contact tĂ©lĂ©phonique avec l’école, faxes, mails et j’étais acceptĂ©e.
"C", professeur de l’école qui maĂźtrise le français m’a ensuite expliquĂ© combien il Ă©tait difficile de recruter quelqu’un qui va avoir une telle place dans l’école, uniquement par tĂ©lĂ©phone. Ainsi, la seule chose qui a distinguĂ© ma candidature c’est que j’avais eu la bonne idĂ©e de signaler dans ma lettre de motivation que j’avais un petit frĂšre de 11 ans !

C. L’attente du dĂ©part

Viennent ensuite les longues semaines d’attente avant la validation du projet par la Commission europĂ©enne. Le 4 aoĂ»t la rĂ©ponse positive tant attendue Ă©tait lĂ . J’ai ensuite vĂ©cu des moments trĂšs pĂ©nibles dans ma vie privĂ©e et dans ma vie Ă©tudiante : le dĂ©part devenait un besoin vital. Le 26 septembre, ce fameux mĂ©moire Ă  peine soutenu, le car Eurolines m’enlevait vers le souffle libĂ©rateur du SVE.
Du 7 au 9 septembre j’ai assistĂ© au sympathique sĂ©minaire de formation Ă  l’envoi Ă  Marly-le-Roi. Je n’y ai pas appris grand chose mais il m’a Ă©tĂ© utile pour prendre conscience de ce qui allait m’arriver et partager joyeusement avec d’autres futurs SVE (je ne suis restĂ©e en contact qu’avec "D" qui partait au Portugal avec les CB et ma voisine de chambre).

III. Présentation du rapport

Je me suis enrichie tout au long de mon SVE Ă  diffĂ©rent niveaux et non pas uniquement sur le projet. L’école avait d’ailleurs la mĂȘme conception que moi de ce volontariat : la dĂ©couverte d’une nouvelle culture, les voyages, les rencontres sont aussi importants que le travail sur le projet. C’est ainsi que je vais exposer mon expĂ©rience en cercles concentriques, du particulier au gĂ©nĂ©ral : j’étais dans une Ă©cole Montessori, j’ai donc rencontrĂ© des autrichiens, j’ai donc dĂ©couvert l’Autriche, j’ai donc visitĂ© les voisins de ce pays europĂ©en.

PARTIE I UNE ÉCOLE MONTESSORI

I. Présentation de la Freiraumschule

A. Une école primaire bien particuliÚre

La pĂ©dagogie Montessori quoique connue en France reste assez rare et pas forcĂ©ment appliquĂ©e en totalitĂ©. Il n’existe pas d’écoles françaises Montessori au-delĂ  de l’école primaire alors que les Ă©coles de ce type en Autriche accueillent des enfants plus ĂągĂ©s. Dans le systĂšme Ă©ducatif autrichien traditionnel on reste 4 ans ou classes dans l’équivalent de notre « Ă©cole primaire » (« Volksschule »). Puis 8 classes au lycĂ©e-collĂšge (« Gymnasium ») si l’on est destinĂ© Ă  passer le bac. Sinon on passe 4 ans dans un collĂšge professionnel (« Hauptschule ») afin apprendre un mĂ©tier. Aux dĂ©buts de la Freiraumschule (en 1996) on pouvait rencontrer des enfants de 6 Ă  14 ans.
Entre 2000 et 2002 l’école a fermĂ© car il n’y avait pas d’enfants inscrits appartenant aux classes d’ñge intermĂ©diaire. Elle ne connaĂźt plus ce problĂšme depuis 2002. L’école comprenait ainsi pour l’annĂ©e 2004-2005 26 enfants ĂągĂ©s de 6 Ă  11 ans, de la 1Ăšre Ă  la 5Ăšme classe. Il existe dans les environs de Vienne bon nombre d’écoles Montessori (nous avons parfois travaillĂ© avec certaines) qui ouvrent le matin seulement, comme toutes les Ă©coles autrichiennes. La Freiraumschule, elle, propose aux parents (qui travaillent) un accueil l’aprĂšs-midi, cette offre remporte un grand succĂšs.

Au-delĂ  de l’idĂ©e d’écoles diffĂ©rentes dans les mentalitĂ©s autrichienne, on peut vraiment parler d’écoles « alternatives ». Je m’étonnais de cet adjectif dans le descriptif de l’école mais je me suis rendue compte qu’il n’était pas du tout exagĂ©rĂ©.
La pĂ©dagogie Montessori est appliquĂ©e en intĂ©gralitĂ© dans la Freiraumschule, c’est-Ă -dire que les enfants sont entiĂšrement libres du programmes de leurs activitĂ©s. Le corrĂ©latif Ă  cette libertĂ© totale, c’est la multiplication des rĂšgles de comportement, Elles relĂšvent du bon sens (ne pas monter sur les tables, ne pas faire mal aux autres, ranger une fois que l’on a terminĂ© une activitĂ©) mais sont consignĂ©es par Ă©crit et sont valables pour les enfants comme pour les adultes.
J’ai Ă©tĂ© au dĂ©but assez fascinĂ©e par ce mode de fonctionnement. Un peu comme je le suis face aux idĂ©es des mouvements altermondialistes. Je ne cautionne pas toutes leurs idĂ©es mais je trouve gĂ©nial et rassurant qu’il existe des personnes qui bousculent l’ordre Ă©tabli, qui tentent d’autres mĂ©thodes. C’est pour cette raison qu’une fois la surprise passĂ©e, ma curiositĂ© est demeurĂ©e. J’étais contente d’avoir la chance de pouvoir « Ă©valuer » sur le long terme un mode d’éducation tout Ă  fait diffĂ©rent.

La pĂ©dagogie de Maria Montessori, nĂ©e de la prise en charge d’enfants des rues, prĂŽne en effet la libertĂ© dans le processus d’apprentissage de l’enfant. Celui-ci peut Ă©galement apprendre en dĂ©cidant du rythme et des matiĂšres, car il sera plus concentrĂ© sur quelque chose qui l’intĂ©resse. L’apprentissage par l’expĂ©rience est donc la clĂ© de cette pĂ©dagogie. Personne n’apprend Ă  un enfant Ă  parler et si peu Ă  marcher, pourtant il y arrive spontanĂ©ment. Pourquoi ce processus ne pourrait-il pas s’appliquer Ă  l’éducation ? L’éducation Ă  l’école, mais aussi Ă  la maison : les parents Montessori « parfaits » doivent continuer Ă  encourager l’autoapprentissage en toutes circonstances de la vie quotidienne.
Tous les parents de l’école ont sans cesse ces prĂ©ceptes en tĂȘte. Surtout que l’école existe sous la forme d’une association dont chaque parent est membre. Il s’agit donc d’une Ă©cole privĂ©e et les droits d’inscription s’élĂšvent Ă  320€ par mois (pour un accueil toute la journĂ©e ce que choisissent le plupart des parents avec tarif dĂ©gressif pour les frĂšres et sƓurs). L’engagement des parents est une des conditions nĂ©cessaires Ă  l’admission de leur enfant dans l’école. Ils doivent en effet cuisiner tous les midis Ă  tour de rĂŽle, entretenir l’immense jardin, faire le mĂ©nage, participer aux rĂ©unions mensuelles, faire la promotion de l’école etc.

B. Une Ă©cole oĂč l’on se sent bien

L’école bĂ©nĂ©ficie d’un cadre assez exceptionnel. Kritzendorf est Ă  20 min en train du mĂ©tro viennois. L’école occupe un ancien refuge pour animaux magnifiquement rĂ©novĂ© par les parents, qu’elle partage avec un jardin d’enfants duquel sont issus la plupart des Ă©lĂšves de la Freiraumschule. On croise ainsi sans cesse Ă  l’école des enfants de 0 Ă  11 ans. Le jardin est immense et offre de multiples possibilitĂ©s aux enfants (foot, grimper aux arbres, cabanes, jardinage, luge). À l’intĂ©rieur il y a aussi beaucoup d’espace. Chaque piĂšce possĂšde une attribution bien prĂ©cise.
- « Materialraum », salle du matĂ©riel. Pour chaque matiĂšre d’enseignement (maths, allemand, gĂ©ographie, histoire, sciences, langues Ă©trangĂšres) elle rassemble une grande quantitĂ© de jeux Ă©ducatifs et du matĂ©riel Montessori. Ce dernier est surtout axĂ© sur les mathĂ©matiques, il permet de tout expliquer par la vue et le toucher. Il y a aussi une bibliothĂšque de 500 livres.
- « Musikraum », salle de musique. Un piano, quelques petits instruments de musique, un rideau pour les représentations.
- « Bastelraum », salle de travaux manuel. Le tableau noir, beaucoup de matiĂšres premiĂšres pour bricoler toutes sortes d’objets, livres de chants, d’activitĂ©s. Une moitiĂ© de l’école y mange le midi.
- « Spielraum », salle de jeux. On y trouve tout : jeux de société jeux de réflexion, jeux de construction. Les professeurs y tiennent une exposition qui change de thÚme tous les 15 jours.
- « Bewegungsraum », petit prĂ©au. Il y avait quelques agrĂšs dans cette salle oĂč les enfants pouvaient se dĂ©fouler, elle a Ă©tĂ© fermĂ©e car les enfants s’y bagarraient et elle devenait trop humide. Dans ses murs l’a remplacĂ© le

-  « Wekstatt », atelier de bricolage. Pour bricoler le bois, la pierre. On peut aussi y faire des expĂ©riences amusantes.
- « ElternkĂŒche », cuisine des parents. Les parents qui le souhaitent peuvent cuisiner ici ou apportent les plats que les profs rĂ©chauffent. L’autre moitiĂ© de l’école y dĂ©jeune.
- « KinderkĂŒche », cuisine des enfants. Petite cuisine pour leurs recettes.
- Vestiaires, Salle des profs, Toilettes
Les combinaisons de travail sont ainsi infinies. On a presque l’impression d’ĂȘtre dans une maison, on y circule en chaussons, il y a des matelas, des coussins.

C. l’organisation pĂ©dagogique

Il existe 5 intervenants dans l’école :
- 3 professeurs (diplĂŽmes en pĂ©dagogie Montessori) : "C" (ma tutrice qui parle bien le français), "E"(aussi un de mes collocataires) et "F". Le rĂŽle des professeurs dans une Ă©cole Montessori est de proposer des activitĂ©s, d’orienter les choix, de veiller Ă  la discipline, d’organiser les sorties, les rĂ©unions avec les parents. Une de leur tĂąche les plus importante est Ă©galement d’observer le comportement des enfants, ils reportent sur un cahier les activitĂ©s de chacun ; ceci afin d’évaluer les progrĂšs des enfants.
- 1 encadrant pour l’aprùs-midi : "G"
- 1 volontaire francophone : moi !
La prĂ©sentation de l’école ne serait pas complĂšte si je ne donnais pas une journĂ©e type, c’est-Ă -dire sans une des ces trĂšs nombreuses et variĂ©es sorties (environ un jeudi toutes les deux semaines) et sans les activitĂ©s au gymnase du vendredi matin pour les enfants qui le souhaitent. L’école est ouverte du lundi au vendredi.
- 8h-9h : accueil des enfants, les professeurs Ă©crivent au tableau diffĂ©rentes propositions d’activitĂ©s pour la matinĂ©e
- 9h-13h : au moins 2 professeurs sont prĂ©sents, je suis Ă©galement prĂ©sente sauf le mercredi. Une fois par semaine, de 11 Ă  parfois 13h, rĂ©union entre les enfants et les professeurs oĂč les uns et les autres expriment leurs dolĂ©ances et cherchent des solutions
- 13h-14h : dĂ©jeuner. Le vendredi l’école ferme Ă  14h.
- 14h-16h : temps d’école facultatif, mais pas « garderie » puisque les enfants s’occupent avec les jeux, le matĂ©riel comme ils le font en matinĂ©e

II. Mon rĂŽle dans l’école

J’étais la troisiĂšme volontaire Ă  la Freiraumschule
Depuis la rentrĂ©e 2002, la Freiraumschule fait appel Ă  un volontaire SVE afin de se donner une dimension internationale. AprĂšs "H" de Lille et "I" de Bretagne,dont j’entendrais Ă©normĂ©ment parler, j’étais la 3Ăšme française Ă  me lancer dans une aventure qui marche. En effet, j’ai eu de la chance de tomber sur un projet bien impliquĂ© dans le concret, oĂč je ne me suis jamais ennuyĂ©e mĂȘme lors des difficultĂ©s. J’étais prĂ©sente de 9h30 Ă  16h les lundi, mardi et jeudi, et de 9h Ă  14h le vendredi (soit environ 25h de travail, comme les autres professeurs d’ailleurs).
La diffĂ©rence entre le descriptif des tĂąches sur le papier et la rĂ©alitĂ© n’était pas trĂšs Ă©loignĂ©. La proportion entre les diffĂ©rentes tĂąches n’était cependant pas toujours celle que j’avais imaginĂ©. Je croyais me cantonner au français et participer moins activement Ă  la vie de l’école et c’est le contraire qui s’est produit. Je peux rĂ©sumer mes tĂąches Ă  trois points.

A. Le français

J’ai assez vite ressenti qu’enseigner le français n’allait pas ĂȘtre aussi simple que je me l’imaginais. DĂ©jĂ  pour la simple raison que dans la pĂ©dagogie Montessori, les enfants ne sont amenĂ©s Ă  apprendre que ce qu’ils estiment « utile » (Ă©crire pour communiquer, lire pour ĂȘtre plus autonomes etc.). Or le français est une langue Ă©trangĂšre qui ne leur sert Ă  rien, ils ne l’apprendront que sous forme ludique. Ainsi, Ă  part des phrases et mots trĂšs simples (comment tu t’appelles ?) seuls les jeux et chants intĂ©ressaient les enfants, lorsqu’ils Ă©taient intĂ©ressĂ©s. J’avais aussi en face la concurrence des sĂ©ances d’anglais organisĂ©s par Tina.
En un an, j’ai dĂ» organiser une quinzaine de cours de français. J’utilisais une mĂ©thode de français pour petits, des jeux Ă©ducatif fabriquĂ©s par moi ou les anciens volontaires, je chantais avec les enfants. En dehors des cours qui rassemblaient de 2 Ă  une dizaine d’enfants, voire aucun (pas de volontaire), je faisais des jeux français en individuel, beaucoup de comptines qui se jouaient avec les mains (« Trois petits chats », « Un Ă©lĂ©phant qui se balançait
 » etc). Et j’essayais d’instaurer un climat « un peu français », en inscrivant au tableau la date du jour en français ou des devinettes, en faisant des rĂ©flexions d’ordre interculturel, en traduisant des mots en français etc.
Je dois dire qu’enseigner le français a Ă©tĂ© la partie que j’ai la moins apprĂ©ciĂ©e de mon SVE. La base du projet repose sur une utopie. Le volontaire devrait parler français sans cesse avec les enfants. Ceux-ci baigneraient ainsi dans une langue Ă©trangĂšre et l’apprendraient, toujours par ce phĂ©nomĂšne de l’expĂ©rience. Ainsi Maria m’incitait au dĂ©but Ă  ne pas parler allemand avec les enfants, mais uniquement en français. Cependant les enfants se dĂ©tournaient de moi lorsque je le faisais. Pour moi c’était impossible Ă  rĂ©ussir je n’ai pas insistĂ©. Mais j’avais toujours ce petit sentiment de culpabilitĂ© qui ne m’a pas quittĂ© quand il s’agissait du français. J’étais Ă©nervĂ©e d’essuyer souvent des Ă©checs quand je proposais du français, je n’avais pas beaucoup de crĂ©neaux horaires Ă  ma disposition. Et surtout il Ă©tait difficile de n’avoir aucun Ă©cho du travail des volontaires prĂ©cĂ©dents, que j’imaginais super-profs de français alors que j’ai fini par comprendre qu’ils se dĂ©courageaient aussi. Vers les 2/3 du SVE j’ai fait part Ă  "C" de mes craintes, elle m’a rĂ©pondu de ne pas m’inquiĂ©ter que je n’étais pas lĂ  que pour le français.

B. La vie de l’école

J’ai participĂ© assez activement Ă  la vie de l’école car je me dĂ©brouillais en allemand (contrairement Ă  ce que je m’imaginais avant de partir) et je faisais preuve de pas mal d’initiatives (j’ai toujours besoin de faire quelque chose !). AprĂšs les vacances de noĂ«l, j’ai eu la responsabilitĂ© d’une des 4 tables du dĂ©jeuner et ce n’était vraiment pas de tout repos, surtout quand les problĂšmes de discipline se sont faits prĂ©pondĂ©rants. J’ai fait la cuisine pour tout le monde deux ou trois fois (une fois mĂȘme pour 50 personnes car une Ă©cole nous rendait visite). Je participais Ă  de nombreux jeux des enfants, j’aidais Ă  l’utilisation du matĂ©riel Ă©ducatif, je lisais des histoires (en allemand) aux plus petits. Quand un enfant s’ennuyait je lui proposais des activitĂ©s, je consolais, sĂ©parais, faisais la discipline si nĂ©cessaire. À l’extĂ©rieur j’aidais les enfants Ă  jardiner, je les surveillais.
Bref chaque journĂ©e Ă©tait diffĂ©rente et l’ennui rare, j’avais l’impression d’ĂȘtre moi aussi un prof, la responsabilitĂ© en moins ce qui Ă©tait apprĂ©ciable. « Tu es une des nĂŽtres » m’a dit un jour Maria. De fait j’ai participĂ© Ă  quelques unes des rĂ©unions hebdomadaires des professeurs, oĂč je pouvais exprimer mon point de vue et ĂȘtre Ă©coutĂ©e. Maria encourageait mes remarques et aussi parfois mon avis sur tel ou telle enfant dont j’étais proche avant de faire le bilan avec ses parents.

C. Les sorties

TrĂšs rĂ©guliĂšrement l’école organisait des sorties, obligatoires ou non. J’étais presque Ă  chaque fois de la partie. J’ai ainsi beaucoup appris sur la rĂ©gion et sur la vie locale. En Ă©change je pouvais fournir aux enfants de nombreuses comparaisons entre la France et l’Autriche.
Au nombre de ces sorties : promenade et jeux dans la nature, piscine, interroger les commerçants sur leur mĂ©tier, cinĂ©ma, patinoire, bibliothĂšque, visite dans une Ă©bĂ©nisterie, musĂ©e pour enfants, zoo, théùtre. À cela s’ajoutent deux tournois avec des enfants d’autres Ă©coles Montessori (Olympiade des enfants, match de foot). Nous avons aussi eu l’occasion de visiter la classe d’une Ă©cole traditionnelle situĂ©e Ă  100 km de Vienne. Nous avons aussi partagĂ© avec cette classe la classe verte annuelle (5 jours Ă  la naissance orientale des Alpes : superbe !).

J’allais oublier une sortie qui me tient Ă  cƓur : celle de l’hippodrome de Vienne, le « Krieau ». Les petites filles sont folles de cheval et il se trouve que mon copain connaissait trĂšs bien le « Krieau ». Les professeurs lui ont donc demandĂ© si une visite Ă©tait possible, ce qui a Ă©tĂ© obtenu grĂące Ă  ses relations pour le plus grand bonheur des enfants. C’est ce jour lĂ  qu’on a oubliĂ© un petit garçon sur le quai du tram ! Descendue Ă  la station suivante pour le rĂ©cupĂ©rer, j’ai vu quelqu’un l’embarquer dans sa voiture ! Un kidnapping ? non heureusement quelqu’un de la sociĂ©tĂ© de transports qui nous a ramenĂ© au tram


III. Mon bilan ?

À mon retour, beaucoup de personnes m’ont demandĂ© si la pĂ©dagogie Montessori m’avait convaincue. Je donne toujours une rĂ©ponse nĂ©gative bien que j’estime m’ĂȘtre pleinement Ă©panouie dans ce projet et avoir apportĂ© et reçu Ă©normĂ©ment de choses.

A. Un bilan négatif à 30%

1) L’importance des problùmes de discipline

Le clichĂ© selon lequel il n’y a pas de discipline dans les Ă©coles Montessori est une rĂ©alitĂ©, j’ai eu Ă  m’en rendre compte tout au long de l’annĂ©e. La plupart des enfants se soumettent aux rĂšgles de comportement car elles leur semblent naturelles. Mais pour certains enfants, c’est un plaisir de dĂ©roger aux rĂšgles, un dĂ©fi face au monde des adultes. Ils entraĂźnent dans leur sillage les enfants les plus faibles qui transgressent Ă  leur tour les rĂšgles.
Pourquoi cet Ă©tat de fait ? Tout simplement parce qu’il n’y a pas de sanction lorsque les rĂšgles sont transgressĂ©es, car beaucoup de parents font obstacle aux sanctions. Les parents les plus « rock’n roll » soutiennent Ă  fond la thĂ©orie de l’enfant-roi et n’acceptent pas que la crĂ©ativitĂ© et l’expression du caractĂšre de leurs petits soient brimĂ©es. Cela se traduit par un mĂ©pris profond des Ă©coles traditionnelles que l’on retrouve aussi chez leurs enfants. Les professeurs sont donc coincĂ©s entre les enfants et les parents et ne peuvent que rĂ©agir mollement. Je trouve cette situation bien dommage. La pĂ©dagogie Montessori sous-tend une idĂ©ologie de l’enfant-responsable, qui sait ce qui est bien pour lui, qui doit ĂȘtre respectĂ© par les adultes comme une personne Ă  part entiĂšre. Ceci est trĂšs bien mais lorsque l’inverse n’est plus valable, c’est-Ă -dire quand les enfants mĂ©prisent les professeurs, il y a un rĂ©el problĂšme.

Comme les autres professeurs, j’ai eu Ă  souffrir de manque de respect. Les repas de midi Ă©taient parfois des moments particuliĂšrement Ă©prouvants. J’avais l’impression certains jours de n’ĂȘtre qu’un flic et je me demandais pourquoi j’étais lĂ  ! À cela s’ajoutait de la provocation gratuite, des critiques sur mon physique, des sous-entendus. Ce n’était vraiment pas agrĂ©able de se faire empoisonner la vie par quelques casse-pieds.
Le statut ambigu du volontaire n’a pas aidĂ© dans les moments difficiles. Les enfants lançaient « Tu n’es pas un vrai prof, tu n’as pas Ă  me faire respecter les rĂšgles ! ». "C" m’a dit que les annĂ©es passĂ©es, les volontaires maĂźtrisaient moins l’allemand que moi et qu’ainsi ils pouvaient moins imposer le respect des rĂšgles. Certains enfants n’ont donc pas aimĂ© de devoir respecter les rĂšgles mĂȘme avec la volontaire. Mais pour moi, il n’était pas question de cĂ©der, mĂȘme si je revenais certains soirs complĂštement Ă©puisĂ©e.

2) Des doutes face aux connaissances acquises par les enfants

L’impression que certains enfants n’apprenaient rien complĂšte mes rĂ©ticences face Ă  la pĂ©dagogie Montessori. Au dĂ©but, j’étais fascinĂ©e de constater l’autogestion des enfants dans leur apprentissage, la foule de connaissances thĂ©oriques ou pratiques qu’ils emmagasinaient. Mais au fil du temps, je me suis aperçu que certains enfants n’apprenaient presque rien, soit que leur curiositĂ© ait diminuĂ©e, soit que mon enthousiasme du dĂ©but me l’ait cachĂ©.
J’ai beaucoup plus observĂ© ceci chez les garçons que chez les filles. Les petites filles sont plus indĂ©pendantes et fonctionnent moins en bande, elles savent ou veulent s’occuper seules, ont des centres d’intĂ©rĂȘt nombreux. Les petits garçon eux ont tendance Ă  abuser de la libertĂ© qu’on leur donne et Ă  sa bagarrer toute la journĂ©e ou Ă  faire des jeux de construction. Lorsque les parents rendent visite aux enfants, certains de ces derniers les emmĂšnent hypocritement dans la salle du matĂ©riel pour montrer leurs activitĂ©s du moment, alors qu’ils n’y vont jamais ! Les professeurs Ă©taient tristes de voir cette salle la plupart du temps vide ; comme un lieu pour donner bonne conscience aux parents.

Pour autant, les enfants ne sont pas en danger. Ils proviennent tous pour la plupart de milieux socioculturels assez Ă©levĂ©s. Au pire ils redoublent lorsqu’ils rejoignent le systĂšme d’éducation normal. J’avais parfois l’idĂ©e amĂšre que sur d’autres points de la planĂšte des enfants donneraient tout pour aller Ă  l’école, tandis qu’ici les parents paient pour que leur enfants fassent tout ce qu’il veulent (ne pas apprendre, ĂȘtre indisciplinĂ©, vivre dehors). À 8 ans beaucoup ne savent que trĂšs mal lire et Ă©crire. Les grands ont une orthographe assez douteuse, leur Ă©criture est difficilement lisible.
Ceci m’a particuliĂšrement marquĂ©e lors de notre Ă©change avec une classe ordinaire de la campagne : Ă  9-10 ans les enfants mĂȘme de milieu modeste Ă©crivaient sans faute, d’une belle Ă©criture ronde. Et ne semblaient pas pour autant martyrisĂ©s.
Tous ces aspects sont constamment dans la tĂȘte des professeurs. Je les ai toujours vu dans le doute, en remise en cause perpĂ©tuelle. Comment faire au mieux pour les enfants ? Il est sĂ»r que les enfants sont heureux dans cette Ă©cole, qu’ils sont plus mĂ»rs et dĂ©brouillards. Mais sont-ils prĂ©parĂ©s Ă  la rĂ©alitĂ© de la vie ? aux contraintes de la vie en sociĂ©tĂ© ? J’ai eu l’occasion de parler avec un pĂ©dagogue qui bien que soutenant des idĂ©es Ă©ducatives alternatives condamnait la mĂ©thode Montessori. De mĂȘme je ne critique pas unanimement toutes les mĂ©thodes alternatives. Par exemple je pense qu’une Ă©cole Montessori oĂč les enfants devraient passer deux heures par jour dans la salle de matĂ©riel (avec libertĂ© d’apprendre ce qu’ils veulent) et oĂč les rĂšgles seraient respectĂ©es, pourrait fonctionner.

J’ai fait part de tous mes doutes aux professeurs et 
 ils ont approuvĂ© mes critiques. J’en ai Ă©tĂ© assez Ă©tonnĂ©e car j’avais parfois l’impression que les profs ne me soutenaient pas assez, me laissaient dĂ©munie, ne m’expliquaient pas assez la pĂ©dagogie Montessori. Il semblerait que cette annĂ©e l’école ne fonctionnait pas bien, que quelque chose clochait. D’ailleurs, "C" assez Ă©puisĂ©e a dĂ©cidĂ© de lĂącher l’école pour un an, elle Ă©tait Ă©puisĂ©e de tant donner et d’avoir l’impression que cela ne servait Ă  rien.
Les derniers jours elle a analysĂ© mon comportement Ă  l’école. « Tu Ă©tais trĂšs prĂ©sente, pendant six heures par jour tu n’arrĂȘtais pas, tu Ă©tais tout le temps lĂ  pour les enfants. Je t’admire mais c’était peut-ĂȘtre dangereux pour toi, les enfants ont pu profiter de ta gentillesse puisqu’ils savaient que tu reviendrais de toutes façons. Tu es comme moi, tu n’as pas trĂšs confiance en toi, tu es trĂšs ouverte et tu as envie que les enfants t’aiment. Si ils ne veulent pas jouer ou obĂ©ir tu es triste, tu te sens attaquĂ©e personnellement. »
"C" est tout Ă  fait juste dans son analyse. J’étais peut-ĂȘtre trop engagĂ©e mais je savais que je ne vivais qu’une expĂ©rience de 9 mois, qu’il fallait que j’explore tout au maximum. J’étais parfois dĂ©primĂ©e par les enfants mais je ne le montrais pas ; mon copain m’a beaucoup aidĂ©e en m’écoutant et par son expĂ©rience malheureuse d’enfant dans une Ă©cole Montessori.
De fait quand je suis partie, j’avais vraiment l’impression d’ĂȘtre allĂ©e au bout de moi-mĂȘme mais j’étais aussi un peu soulagĂ©e de quitter l’école.

B. Un bilan positif Ă  70%

1) Apprendre tous les jours

Chaque journĂ©e Ă  l’école Ă©tait pour moi l’occasion d’apprendre sans cesse sur les mĂ©thodes Ă©ducatives, sur la psychologie enfantine, sur le rĂŽle des parents. J’avais tous les jours des questions qui fourmillaient dans ma tĂȘte. J’ai eu une Ă©ducation assez rigide et c’était vraiment passionnant d’avoir des exemples vivants d’éducation extrĂȘmement ouverte. Je suis sĂ»re que je saurais me souvenir de mon expĂ©rience si je suis un jour mĂšre, afin peut-ĂȘtre d’éduquer entre ces deux modĂšles.

Au-delà de connaissances d’ordre psychologique j’ai aussi beaucoup appris au point de vue pratique.
J’ai dĂ©couvert la sociĂ©tĂ© autrichienne locale, j’ai eu l’occasion de visiter des coins charmants de campagne ou de montagnes, dĂ©couvrir des coins de Vienne que je ne connaissais pas. J’ai appris Ă  maĂźtriser des jeux qui m’étaient obscurs (j’ai jouĂ© un nombre incalculable de fois aux Ă©checs, Ă  l’awalĂ© aussi). J’ai appris Ă  jongler, Ă  faire des bolas, Ă  bĂątir un igloo, j’ai fait du patin Ă  glace pour la premiĂšre fois de ma vie. Les enfants m’ont appris Ă  connaĂźtre et Ă  observer la nature, Ă  jardiner. J’amĂ©liorais mon allemand chaque jour grĂące Ă  l’immersion totale, grĂące aux jeux Ă©ducatifs que je faisais faire aux enfants, grĂące aux histoires que je racontais. GrĂące aux expositions j’ai appris sur des sujets que j’ignorais complĂštement : l’Inde, les minĂ©raux, la mĂ©decine douce etc. Des choses toutes simples qui me rĂ©chauffaient tous les jours.

2) La chaleur des enfants

MĂȘme si certains enfants m’en ont fait voir de toutes les couleurs, je n’étais pas rancuniĂšre et l’ĂȘtre aurait Ă©tĂ© ridicule, ce ne sont que des enfants. Et j’étais particuliĂšrement ravie quand je rĂ©ussissais Ă  apprendre quelque chose Ă  un enfant, Ă  l’intĂ©resser Ă  quelque chose.

Avec les enfants qu’il n’était pas nĂ©cessaire d’apprivoiser, les contacts ont Ă©tĂ© trĂšs riches et tendres. Les enfants me prenaient dans leurs bras, se confiaient Ă  moi, me comblaient de dessins; j’avais l’impression d’ĂȘtre une grande sƓur.
J’ai eu des contacts assez exceptionnels avec une petite fille de 6 ans, toute mignonne et trĂšs intelligente. L’élĂšve Montessori « parfaite » : elle Ă©tait souvent dans la salle de matĂ©riel, mais participait aussi Ă  toutes les activitĂ©s, s’intĂ©grait Ă  tous les enfants. Elle savait bien mieux lire que des enfants bien plus ĂągĂ©s. Elle sollicitait beaucoup ma prĂ©sence, je devais mĂȘme parfois la freiner dans ses ardeurs pour ne pas dĂ©laisser les autres. Être volontaire me donnait la chance de pouvoir me consacrer plus particuliĂšrement Ă  un enfant si je le voulais, et j’avoue que j’avais une grande joie avec cette petite fille car elle prenait tout ce que je lui donnais, c’était vraiment trĂšs gratifiant.
J’ai aussi Ă©tĂ© trĂšs content de voire un tout petit garçon de 6 ans trĂšs renfermĂ© au dĂ©but de l’annĂ©e, s’ouvrir Ă  moi, je l’impressionnais moins que les professeurs, j’étais plus accessible.
J’ai eu aussi des rapports trĂšs forts avec un petit garçon de 8 ans et une petite fille de 10 ans qui avaient pas mal de problĂšmes psychologiques, des enfants qui n’auraient pas pu suivre une scolaritĂ© normale. Un jour ils m’adoraient, un jour ils me dĂ©testaient et c’était constamment un rapport de forces. Je ne peux pas raconter ici tous les rapports avec tous les enfants mais ils Ă©taient la plupart du temps enrichissants et gratifiant.
Finalement je crois que tous m’aimaient bien. Ils « m’exhibaient » fiĂšrement Ă  chaque rencontre avec d’autres Ă©coles. À noĂ«l et pour mon dĂ©part j’ai Ă©tĂ© couverte de cadeaux. Le dernier jour, tous les enfants Ă©taient dans mes bras et ne voulaient pas me laisser partir, surtout ceux qui avaient Ă©tĂ© les plus durs avec moi ! Tous les ans les enfants ont du mal Ă  comprendre que le volontaire ne reste qu’une annĂ©e, qu’il parte quand on commence vraiment Ă  le connaĂźtre bien.
Ce projet est donc vraiment un bon projet de SVE qui occupe beaucoup, qui apprend sans cesse dans les moments de joies et dans les moments oĂč il ne faut pas se marcher sur les pieds.

PARTIE II LES AUTRICHIENS

Quelques temps aprĂšs mon retour, j’ai rencontrĂ© en France un autrichien qui m’a demandĂ© « Qu’as-tu pensĂ© des autrichiens ? ». Il attendait ma rĂ©ponse avec aviditĂ© et j’ai mis du temps avant de lui en fournir une. Car j’ai rencontrĂ© des gens trĂšs diffĂ©rents mais en mĂȘme temps j’ai trĂšs bien ressenti une identitĂ© autrichienne commune. Je vais tenter de faire part de mon expĂ©rience. Dans un SVE, il arrive que le volontaire ne soit pas toujours en contact avec les gens du pays. Moi, j’ai eu la chance de devoir parler allemand tout le temps et de vivre avec des autrichiens, de mĂȘme je sortais le plus souvent avec eux.

I. Les autrichiens que j’ai rencontrĂ©

A. Mes colocataires

L’école avait louĂ© pour moi une chambre dans la collocation oĂč habitait "E", un des professeurs. Ma chambre Ă©tait spacieuse, j’avais tout le confort (grande salle de bain, grande cuisine, machine Ă  laver le linge). La maison Ă©tait situĂ©e Ă  50 mĂštres du Danube, tout prĂȘt de la gare. J’étais heureuse de vivre Ă  la campagne pour la premiĂšre fois de ma vie. Mais j’ai eu Ă  souffrir d’une ambiance trĂšs froide La chambre Ă©tait sous-louĂ©e et la propriĂ©taire n’était pas au courant, j’ai du une fois me cacher (!). Mais le souci venait plus des colocataires.
Robin quoique discret Ă©tait trĂšs sympa avec moi, il m’a prĂȘtĂ© un matelas Ă  chaque fois que j’avais de la visite. "J" et "K", les deux autres colocataires Ă©taient assez spĂ©ciaux : ils Ă©taient en couple mais le cachaient (!), fuyaient quand j’arrivais, regardait mes plats (non vĂ©gĂ©tariens !) avec un air de dĂ©goĂ»t appuyĂ©, Ă©vitaient le dialogue en dissĂ©minant des post-its partout, ils avaient des codes sur leurs portes «ne pas dĂ©ranger, pas de tĂ©lĂ©phone, pas de visite, absent etc. ». "J" seule Ă©tait gentille et nous avons fait deux sorties ensemble, mais dĂšs que son copain Ă©tait lĂ , elle Ă©tait tĂ©tanisĂ©e et prenait avec moi le mĂȘme air condescendant. D’un autre cĂŽtĂ© j’avais le droit Ă  des sourires mielleux alors qu’ils n’ont jamais cherchĂ© Ă  me connaĂźtre. En 8 mois nous n’avons pas une fois mangĂ© ensemble.
Ces deux personnes m’ont montrĂ© un mauvais cĂŽtĂ© des autrichiens, l’hypocrisie. Grands sourires mais par derriĂšre juger les diffĂ©rences, la peur de l’inconnu en somme. Je crois quand mĂȘme ĂȘtre tombĂ©e sur des « cas ». Le dernier mois, ils avaient dĂ©mĂ©nagĂ© et nous sommes restĂ©s Ă  deux dans la maison. "E" est un peu timide ne parle pas beaucoup mais n’est pas farouche. Il est agrĂ©able Ă  vivre et ce dernier mois j’étais soulagĂ©e, je me suis enfin sentie chez moi.

B. Les enfants

J’en ai dĂ©jĂ  parlĂ© plus haut, mais j’ai deux trois trucs Ă  ajouter.
DĂ©jĂ  j’ai pu entretenir des vrais rapports humains avec les enfants car la langue n’était pas un obstacle : ils me comprenaient et je les comprenais J’ai vraiment Ă©tĂ© contente de cela. Les Ă©lĂšves Ă©taient mes meilleurs profs d’allemand, ils ne se contentaient pas de comprendre ce que je voulais dire comme les adultes, ils voulaient des phrases correctes. Je me suis aperçue plus tard que les enfants parlaient un allemand trĂšs comprĂ©hensible de part l’influence de la capitale trĂšs proche et leur origine socio-culturelle. Par contre je comprenais trĂšs mal les enfants de l’école de campagne avec qui nous avons eu des contacts. Ils parlaient beaucoup en dialecte ; et comme ils croyaient que j’étais autrichienne me parlaient Ă  vive allure !

C. Les parents

J’ai eu un rapport privilĂ©giĂ© avec certains parents. Soit parce qu’ils s’occupaient plus particuliĂšrement de l’école, soit que j’avais des rapports privilĂ©giĂ©s avec leurs enfants.
La femme du trĂ©sorier Ă©tait trĂšs sympa avec moi, toujours Ă  l’écoute des mes besoins, elle m’a amenĂ© un vĂ©lo, un lecteur de CD, elle m’a aidĂ© Ă  dĂ©mĂ©nager etc. Le couple qui s’occupe de la paperasse SVE Ă©tait bien agrĂ©able aussi, ils m’ont invitĂ© Ă  dĂźner plusieurs fois, jusqu’à ce que leur fille me prenne en grippe (elle Ă©tait de celle qui ne voulait pas respecter les rĂšgles avec la volontaire) ce qui m’a un peu vexĂ©e, mais avec du recul c’était comprĂ©hensible. J’ai aidĂ© Ă  la prĂ©paration des deux fĂȘtes de l’école (le marchĂ© de noĂ«l, la fĂȘte de la pleine lune) et j’ai pu sympathiser avec d’autres parents actifs. LĂ  aussi j’étais trĂšs bien accueillie.
Au niveau de mon travail, les parents Ă©taient plus absents. AprĂšs mon SVE j’ai reçu un mail d’une mĂšre qui s’excusait de ne pas avoir Ă©tĂ© assez prĂ©sente lors des problĂšmes de discipline et d’irrespect, alors que c’est le rĂŽle des parents d’intervenir quand quelque chose ne va pas. La maman de la petite fille avec qui je fais beaucoup de choses m’a remerciĂ© Ă  la fin de l’annĂ©e. Certains mais pas tous n’étaient pas aveugles face aux problĂšmes de comportement et ne m’en voulaient pas du tout, d’autres si. On me raccompagnait souvent en voiture. J’ai Ă©tĂ© invitĂ©e Ă  une pendaison de crĂ©maillĂšre, ma tutrice m’invitait Ă  dĂ©jeuner ou Ă  dĂźner. Une mĂšre travaillait dans une association de protection de la nature et un jour j’ai aidĂ© Ă  assainir un espace naturel protĂ©gĂ©, c’est d’ailleurs lĂ  que j’ai rencontrĂ© mon copain.

D. Les viennois

J’ai surtout Ă©tĂ© en contact avec des jeunes viennois, Ă  deux exceptions prĂšs.
- les cours d’allemand et Caritas
J’ai un peu sympathisĂ© au 1er trimestre avec ma prof d’allemand car nous rentrions ensemble. Ses cours Ă©taient agrĂ©ables, mais le rythme de l’universitĂ© impliquait pas mal de travail Ă  la maison, des contrĂŽles ce qui m’occupait presque tout mon temps libre. C’est pourquoi une fois le diplĂŽme en poche j’ai arrĂȘtĂ© les cours de langue.
Quand j’ai Ă©tĂ© acceptĂ©e sur mon projet SVE, je me suis dit que j’allais combler mon regret de ne pas intervenir dans le social, en faisant du bĂ©nĂ©volat dans une association viennoise. J’ai pu le faire car je ne travaillais que 4 jours par semaine. J’ai Ă©tĂ© un peu longue Ă  prendre le temps de trouver une asso mais j’ai commencĂ© Ă  ĂȘtre bĂ©nĂ©vole chez Caritas Ă  partir de janvier.

Mon jour de repos, j’allais rendre visite Ă  une dame dans une « maison de retraite ». je mets des guillemets car l’établissement tenait plus de l’hospice. C’était le lieu de rĂ©sidence d’anciens SDF, de personnes troublĂ©es psychologiquement et de personnes ĂągĂ©es sans revenus ; la plupart n’avaient pas de famille. Le personnel (infirmiers, cuisiniers, infirmiers) Ă©tait sympathique mais pas assez nombreux et un peu condescendant, certains bavardaient un peu avec moi. Les rĂ©sidents n’avaient vraiment pas l’air heureux. Avoir un toit Ă©tait sans doute pour eux une « chance », mais comment pallier les lacunes affectives, l’absence de ressources, la difficultĂ© Ă  se dĂ©placer ? Ils vivaient complĂštement isolĂ©s et dĂ©sƓuvrĂ©s. La dame Ă  qui je rendais visite (Ă  peine plus ĂągĂ©e que mes parents) Ă©tait cependant d’un tempĂ©rament gai. Nous bavardions pendant deux heures oĂč je faisais trĂšs attention de ne pas lui faire de peine (par exemple en parlant de ses enfants dont elle a perdu la trace). Elle semblait trĂšs contente que je lui raconte ma vie en Autriche, mĂȘme si parfois elle se perdait en rĂȘveries.
J’avoue qu’à chaque fois je n’avais pas envie d’aller Ă  Caritas, mais quand je ressortais, quand la dame me remerciait de ma venue avec des Ă©toiles dans les yeux, quand les autres rĂ©sidents me demandaient si je reviendrais, je savais pourquoi j’étais venue mĂȘme si je n’avais pas fait grand chose. Mes adieux ont Ă©tĂ© assez difficiles, je partais vers encore tout un pan de ma vie, pour eux l’avenir n’était rien d’autre que penser au passĂ©.
- Les jeunes viennois
Peu de temps aprĂšs mon arrivĂ©e, j’ai fait connaissance avec mon copain. J’ai connu ses amis et ainsi je suis sortie assez souvent avec des viennois plus qu’avec des volontaires avec qui je partageais moins de centres d’intĂ©rĂȘt. Tous Ă©taient trĂšs sympathiques et accueillants.
Ils Ă©taient tout le temps attentifs Ă  ce que je ne sois pas exclue de la conversation Ă  cause de la barriĂšre de la langue. J’aurais cependant voulu comprendre ce qu’il se disaient entre eux, je comprenais de quoi ils parlaient mais le dialecte viennois est truffĂ© d’expressions et de mots bien Ă  lui. Si dans les reste de l’Autriche il existe des parlers trĂšs diffĂ©rents de l’allemand acadĂ©mique, le dialecte viennois se contente de remplacer certains mots, ce qui perturbe quand mĂȘme bien la comprĂ©hension. Comme en Allemagne, les jeunes boivent beaucoup de biĂšre, et peuvent donc bien se lĂącher en soirĂ©e.

II. Mon point de vue sur les Autrichiens

Le contact avec toutes ces diffĂ©rentes personnes m’a permis de me faire une idĂ©e assez prĂ©cise du tempĂ©rament des autrichiens. Je vais essayer de rĂ©sumer ça sans tomber dans la caricature.

Les autrichiens sont assez froids de premier abord. Ils sont toujours Ă©bahis qu’en France tout le monde se fasse la bise, mĂȘme entre personnes qui ne se connaissaient pas ! On ne fait la bise que si l’on connaĂźt bien la personne, ou alors
 si on veut lui signifier qu’elle ne vous est pas indiffĂ©rente ! De mĂȘme ils ne vont pas donner leur opinion entiĂšre, leurs Ă©tats d’ñme Ă  quelqu’un qu’il ne connaissent pas bien. Ils resteront pourtant trĂšs souriants et polis avec un inconnu, ce qui peut laisser parfois croire Ă  de l’hypocrisie. Par contre, une fois qu’ils connaissent la personne, ils peuvent engager des liens beaucoup moins superficiels qu’en France. Exemple extrĂȘme, de trĂšs bons amis, une mĂšre et sa fille peuvent se faire la bise sur la bouche. Mais je connais des autrichiens qui sont dĂ©goĂ»tĂ©s cette idĂ©e ; tout comme moi, surtout quand un petit garçon qui m’aime beaucoup m’a embrassĂ©e ainsi !
Autre point important, les autrichiens n’aiment pas beaucoup les allemands qui le leur rendent bien. Ils ont tout d’abord une certaine mĂ©fiance historique et trouvent surtout les allemand trop prĂ©tentieux et froids. Ils n’apprĂ©cient pas du tout qu’on se moque de leur parler parfois Ă©loignĂ© de l’allemand acadĂ©mique (pour ma part je trouve la façon autrichienne de prononcer l’allemand beaucoup plus musicale, presque latine). Ni qu’on se moque de leur mode de vie plus paisible et rural. Ils se sentent parfois blessĂ©s que les Ă©trangers assimilent les autrichiens aux allemand, ils ont vraiment un sentiment d’identitĂ© autrichienne. C’est vrai que si il y a des similitudes au niveau de la discipline, l’Allemagne et l’Autriche sont vraiment deux pays diffĂ©rents. Rien peut-ĂȘtre que par la mĂ©fiance autrichienne face aux institutions europĂ©ennes.
Enfin, pas mal d’autrichiens sont assez engagĂ©s. Je pense que j’ai ce jugement car j’ai surtout rencontrĂ© des gens de Vienne et des environs. Les parents Ă©taient assez « rockn’roll », avaient parfois des mode de vie originaux (notamment au niveau de la nourriture, rĂ©gimes de biorĂ©sonance ; vivre en Inde quelques temps etc.). Vienne est ensuite un foyer intellectuel important oĂč beaucoup de scandales et d’idĂ©es sont nĂ©es.

Pour rĂ©sumer j’ai eu un rĂ©el plaisir et de la curiositĂ© Ă  dĂ©couvrir la sociĂ©tĂ© autrichienne faites de personnes complexes, aussi complexes que leurs origines


PARTIE III L’AUTRICHE

L’Autriche actuelle est encore un pays jeune : le territoire actuel est le rĂ©sultat de rĂ©ductions territoriales successives. C’est ainsi que si l’on trouve une identitĂ© commune aux paysages et aux villes paisibles, Vienne est Ă  part. Une capitale trop grande pour les frontiĂšres qu’elle prĂ©domine. J’ai beaucoup aimĂ© ces deux aspects de l’Autriche, mĂȘme si j’ai eu un faible pour Vienne.
Par contre j’ai eu Ă  souffrir du climat sur tout le territoire ! Pendant 4 mois, tempĂ©ratures sous –5°C et 50 cm de neige. C’est tout Ă  fait vivable mais j’aime la chaleur et mon corps ne s’est jamais vraiment adaptĂ© : j’ai eu les pieds congelĂ©s tout l’hiver ! Mais l’avantage que j’ai dĂ©couvert Ă  un hiver rude, c’est l’émerveillement au retour du printemps quand les arbres explosent de fleurs et que les montagnes d’un vert vif donnent raison aux clichĂ©s touristiques autrichiens.
Sauf Ă  Vienne, les personnes avec qui j’était le plus en contact Ă©taient des volontaires SVE. Partager son expĂ©rience avec les personnes qui sont les plus Ă  mĂȘme de comprendre ce que vous vivez Ă©tait quelque chose de magnifique.

I. Deux facettes pour un pays

A. La quiétude autrichienne

(Je ne peux parler que de ce que j’ai vu, je suis sĂ»re qu’on peut voir l’Autriche sous un Ɠil diffĂ©rent quand on la connaĂźt plus de l’intĂ©rieur.)

Je pense bien connaĂźtre les villes mĂȘme si je n’ai pas eu le temps de voir Graz ou Bregenz.

Une des villes les plus connues, Salzburg est magnifique mais trĂšs figĂ©e. Une gravure vivante oĂč rien ne bouge beaucoup, tout est coquet, tout respire la ville natale de Mozart. Dans la campagne avoisinante on trouve des gens qui portent le costume traditionnel (Tracht) le dimanche. Je connaissais dĂ©jĂ  la ville car ma sƓur habite Ă  quelques kilomĂštres, de par cette proximitĂ© j’ai revu deux fois la ville cette annĂ©e.
Je n’ai pas pu voir beaucoup d’Innsbruck mais la ville m’a plu. En plein dans les montagnes, on voit dans le bus les habitants qui portent leurs skis, le soir la ville sait s’animer par des clubs, bars etc.
Linz est beaucoup plus grande, mais conserve le style baroque (bulbes, églises, colonnes à foison, monuments plus ou moins heureusement « baroquisés ») caractéristiques des villes autrichiennes .
St Pölten en plus petit obĂ©it aussi Ă  ce style et tente aussi doucement de se moderniser dĂšs lors que l’on quitte le centre historique.

J’ai eu la chance de profiter de la montagne lors de la semaine avec les enfants Ă  cĂŽtĂ© de Mariazell. C’était en juin. Ce n’est pas cette annĂ©e que j’aurais appris Ă  skier, mais j’ai dĂ©couvert des paysages magnifiques, ce n’est pas pour rien que les randonneurs adorent l’Autriche. Nous avons visitĂ© un parc national d’une beautĂ© incroyable avec cascades, riviĂšres, vallons.
J’ai pu visiter un autre parc national radicalement diffĂ©rent, sans relief, celui du Neusiedlersee. À l’est de Vienne on ne peut pas oublier que dĂ©bute l’Europe centrale. Ce parc abrite toute une steppe et la faune qui va avec, les paysages plats Ă©voquent Ă©trangement la Camargue.

Tous ces endroits sont pleins de calme, les populations ne sont pas trĂšs concentrĂ©es, on a un grand sentiment d’espace. Par contre si l’on veut ressentir de l’agitation, des mĂ©langes, du parfums d’histoire romanesque, c’est Ă  Vienne qu’il faut aller.

B. Le mouvement continu de Vienne

La ville de Vienne possĂšde presque autant d’habitants que Paris intra muros, bien que le pays soit presque 7 fois plus petit que la France. La ville est tout autant mĂ©langĂ©e sauf que les mouvements de population viennent des pays situĂ©s Ă  l’est, jusqu’à la Turquie. Le rĂ©seau de transports est tentaculaire (3 gares, 5 lignes de mĂ©tro qui s’allongent sans cesse, dangereux trams et bus innombrables), les Ă©vĂšnements culturels et politiques (Vienne est un des siĂšges de l’ONU) s’y bousculent.
Cette « dĂ©mesure » par rapport Ă  la taille du pays sait ne pas ĂȘtre trop Ă©touffante car le centre ancien n’est pas trop Ă©tendu, enserrĂ© dans un grand boulevard circulaire haussmanien, le Ring. À l’intĂ©rieur du Ring, le palais impĂ©rial (Hofburg) qui a abritĂ© les splendeurs de la dynastie Hasbourg (Hofburg) est dĂ©mesurĂ© ; tout au bord du Ring se bousculent les ministĂšres, le Parlement, l’HĂŽtel de Ville, les théùtres, les universitĂ©s, bĂątiments soit pompeux, soit harmonieux. Au cƓur de la ville, se dresse une magnifique cathĂ©drale
 gothique !
Vienne n’est pas un contraste prĂšs puisque la ville n’a jamais cessĂ© d’évoluer architecturalement. Ainsi la cathĂ©drale se miroite dans un immeuble ultramoderne, les façades bien-pensantes des hauts immeubles jouxtent des façades Art-Nouveau, DĂ©co. Pas loin Ă  cĂŽtĂ© d’une gigantesque Ă©glise baroque, un pavillon dĂ©pouillĂ© consacre la SĂ©cession en 1897 d’Otto Wagner et ses contemporains. A trois stations de tram, un architecte farfelu profondĂ©ment humaniste a construit un HLM et un musĂ©e d’une fantaisie incroyable ; peu aprĂšs on dĂ©couvre que ce mĂȘme Hundertwasser a customisĂ© une usine de dĂ©chets. Mieux, l’on s’aperçoit qu’on fait du neuf avec du vieux. Les Ă©curies impĂ©riales ont Ă©tĂ© transformĂ©es il y a 3 ans en un des plus gros centre culturel du monde : le Museumsquartier dĂ©diĂ© Ă  l’art contemporain. Ou encore les cours anciennes ont Ă©tĂ© fermĂ©es par des verriĂšres audacieuses. Si l’on s’éloigne un peu du centre, on dĂ©couvre le Danube ramifiĂ© de partout, autour s’y pressent les tours modernes des bureaux. Ou alors on tombe sur le Prater. C’est un parc d’attraction permanent qui date du siĂšcle dernier, dominĂ© par un Grande roue qui date de la Tour Eiffel. C’est aussi un Ă©norme espace vert oĂč bon nombre de sports de croisent. Le touriste n’oubliera pas de visiter Schönbrunn, l’équivalent autrichien de Versailles, pour finir de s’étourdir.

J’ai pu apprendre la ville un peu plus Ă  chaque fois que j’avais de la visite. Montrer son nouvel univers, mĂȘme Ă©phĂ©mĂšre aux gens que vous connaissez est un immense plaisir. J’ai ainsi fait le guide pour ma sƓur et mon beau-frĂšre, ma cousine, des copines volontaires deux amies de fac, une trĂšs bonne copine, ma meilleure amie et enfin Matthieu des Compagnons bĂątisseurs.

J’ai aussi voulu montrer le cĂŽtĂ© incontournable de Vienne : la musique. Beaucoup de trĂšs grands compositeurs (Haydn, Mozart, Beethoven, Mahler, Schönberg etc.) ont marquĂ© la ville. Les musiciens viennois restent parmi les meilleurs au monde et Ă©couter le philharmonique de Vienne dans la fosse de l’OpĂ©ra m’a impressionnĂ©e Ă  chaque fois. J’ai pu aussi admirer Vienne comme temple de l’opĂ©rette et de la valse. J’ai mĂȘme participĂ© Ă  un bal dans le palais impĂ©rial ! Comme dans les films, le tapis rouge, les belles robes, le plaisir de paraĂźtre, l’enfilade des salles de danse. Les bals sont une institution et tous les jeunes ont au moins pris un cours de danse dans leur vie. Je n’étais pas trĂšs Ă  l’aise dans ce cadre assez guindĂ© mais j’étais contente de faire ça une fois dans ma vie !

Je ne peux m’empĂȘcher de terminer cet aperçu sur un ton moins frivole. Comme dans tant d’autres grandes villes, la misĂšre existe mais peut-ĂȘtre de façon plus insidieuse. Les SDF sont relĂ©guĂ©s dans les souterrains, dans les halls de gare et n’ont pas le droit de s’installer en ville. Il faut que ça reste « propre », nous sommes en Autriche. Ainsi il est trĂšs facile d’ignorer la pauvretĂ© et je n’ai pas eu ni le temps ni l’envie aussi de me renseigner sur la rĂ©alitĂ© des choses, les aides offertes, le taux de chĂŽmage etc.

II. Un pays partagé avec les autres volontaires

Comme tout volontaire SVE j’ai subi dans mon pays d’accueil deux sĂ©minaires : un Ă  l’arrivĂ©e (Ă  Vienne, du 11 au 13 octobre) l’autre Ă  mi-parcours (Ă  Innsbruck du 31 janvier au 2 fĂ©vrier). MĂȘme si j’ai pu apprendre quelques petites choses de ci de lĂ , l’intĂ©rĂȘt Ă©tait de partager avec d’autres volontaires. J’ai aussi connu beaucoup de volontaires Ă  Vienne par l’intermĂ©diaire de la trĂšs dynamique association « Grenzenlos » qui proposait Ă©normĂ©ment d’activitĂ©s aux volontaires : soirĂ©es interculturelles, sorties, sĂ©minaires (j’en ai suivi deux trĂšs enrichissants : « La culture, la communication, et la communication non-verbale » et « L’identitĂ© »), tarifs trĂšs rĂ©duits pour le bal etc.
J’ai croisĂ© beaucoup de monde mais je n’ai pas eu de contacts suivis, sauf avec 3 françaises pourtant non viennoises. La langue est un obstacle, souvent Ă  part demander ton pays d’origine, ton projet, ce que tu faisais avant le SVE, ce que tu feras aprĂšs les conversations tournent court. Et beaucoup de volontaires Ă©taient assez jeunes et ne pensaient qu’aux sorties et boire de l’alcool. Je me suis sentie « vieille » Ă  vouloir Ă©conomiser mon argent de poche pour voyager, pour les musĂ©es et puis sur Vienne j’avais un autre cercle de connaissances. Je n’ai pas insistĂ©.
Par contre j’ai eu la chance de rencontrer 3 volontaires françaises qui avaient la bougeotte comme moi, nous sommes souvent allĂ©s nous voir les unes les autres, nous partagions plein de choses en commun, c’était vraiment une grande chance et une grande joie de partager notre SVE. J’ai parlĂ© Ă  d’autres gens par leur intermĂ©diaire, elles m’ont enrichi en me parlant de leurs projets (personnes ĂągĂ©es ou personnes handicapĂ©es). À cette occasion j’ai visitĂ© le chĂąteau Hartheim, Ă  cĂŽtĂ© de Linz, oĂč avaient Ă©tĂ© exterminĂ©s des personnes handicapĂ©es et des « inadaptĂ©s » durant la 2Ăšme Guerre Mondiale ; premiĂšre visite de ce genre pour moi, c’était dĂ©chirant, rĂ©voltant.
Je ne suis d’ailleurs restĂ©e en contact qu’avec ces 3 volontaires.

PARTIE IV AUTOUR DES FRONTIÈRES DE L’AUTRICHE

Une fois bien acclimatĂ©e Ă  mon nouveau mode de vie, j’ai eu envie de rĂ©aliser un des objectifs de mon SVE : voyager. Je pense avoir pleinement rempli cette objectif puisqu’en un an j’ai croisĂ© 7 pays sur ma route : France, Autriche, Slovaquie, Allemagne, Hongrie, Italie, Pologne, presque tous les pays limitrophes d’Autriche. Je me suis rendue compte plus tard que tous les endroits oĂč je m’étais rendu avaient appartenu un jour ou l’autre Ă  la Grande Autriche : Bratislava, Budapest, Venise, Cracovie, Varsovie, Sopron. Un cousinage Ă©vident pouvait se lire au point de vue architectural mais tous ces endroits Ă©taient d’ambiance complĂštement diffĂ©rente. En revanche, quand j’étais en Allemagne, j’étais vraiment tout proche de la frontiĂšre et les lieux et les ambiances Ă©taient strictement identiques.
Je n’aurais peut-ĂȘtre pas tant voyagĂ© seule. Mais dĂšs l’instant oĂč nous avons commencĂ© Ă  bouger, mon copain et moi n’avons plus pu nous arrĂȘter ! Je veux juste prĂ©ciser que si ça Ă©tĂ© parfois un peu juste financiĂšrement parlant, mon argent de poche a suffit Ă  couvrir tous ces dĂ©placements. Voyager a Ă©tĂ© un de mes plus grands bonheur de SVE et je suis vraiment consciente de la chance que j’ai eu.

I. L’Allemagne bavaroise

Je suis allĂ© trois fois en Allemagne. Deux fois lorsque j’ai rendu visite Ă  ma sƓur qui travaille dans la ville frontaliĂšre Bad Reichenhall. J’ai visitĂ© rapidement cette charmante petite ville de cure ainsi que le cĂ©lĂšbre Königsee (un lac tout en longueur). Avec mes amies volontaires françaises, nous sommes allĂ©es Ă  Passau, ville cĂ©lĂšbre en ce que s’y croisent le Danube, l’Inn (qui passe Ă  Innsbruck) et l’Ills. Le lieu Ă©tait trĂšs agrĂ©able, nous avons passĂ© de trĂšs bons moments.

II. Bratislava, capitale de la Slovaquie

Bratislava n’est qu’à 60km de Vienne mais le gouvernement autrichien ne souhaite pas prolonger l’autoroute pour joindre les deux capitales, ce qui rallonge considĂ©rablement les distances. Le contrĂŽle Ă  la frontiĂšre est assez strict.
C’est n’est pas la premiĂšre fois que je visitais une ville ayant appartenu au bloc de l’est (je connais un peu Prague) mais le choc culturel m’a ici vraiment frappĂ©. On est Ă  Vienne, on fait quelques kilomĂštres et l’on arrive dans un autre monde. Tout d’abord un monde en construction, la banlieue est Ă©norme chantier anarchique. Le centre est adorable mais Ă  part les monuments rien n’est rĂ©novĂ© et beaucoup tombe en lambeaux. Les bus, pas mal de voitures datent de l’ancienne Ă©poque. DĂšs que l’on quitte des yeux le centre, des barres communistes innombrables traumatisent de paysage. Le chĂąteau est magnifique, vu de l’extĂ©rieur, mais dedans il n’y a rien, ou plutĂŽt des objets anodins enfermĂ©s dans du bĂ©ton. Les prix sont bien-sĂ»r assez bas.
PassĂ©e l’étonnement il est trĂšs agrĂ©able de se balader dans une ville magnifique mais sans touristes, de faire ses courses de noĂ«l au marchĂ© de noĂ«l, et de revenir vers Vienne en s’étonnant du nombres d’éoliennes croisĂ©es sur la route.

III. La Hongrie : Budapest et Sopron

Je suis restĂ©e deux jours Ă  Budapest (300km de Vienne) et une journĂ©e Ă  Sopron (60km de Vienne). J’y ai retrouvĂ© le mĂȘme genre d’impressions qu’à Bratislava (trabis, dĂ©labrements etc.), l’échelle en plus pour Budapest.
Budapest est composĂ©e en deux parties sĂ©parĂ©es par un Danube Ă©norme: la vielle Buda sur le haut et la dynamique Pest sur le bas. Le premier jour Pest, trĂšs polluĂ©e. Avec ses grands bĂątiments, le plus cĂ©lĂšbre Ă©tant le Parlement inspirĂ© de celui de Londres. Des grandes avenues interminables, les immeubles trĂšs dĂ©labrĂ©s. Le mĂ©tro, plus ancien que celui de Paris, ayant conservĂ© sur une ligne toutes ses faĂŻences et ses bois. On voit de trĂšs grandes Ă©glises, de trĂšs grandes place, mais aussi des coins plus au calme vers les bains, une tradition que j’aurais bien voulu tester avec un peu plus de temps. Je ne me sentais pas trĂšs Ă  l’aise Ă  Pest mais j’ai adorĂ© Buda. Et peut importe si tout a Ă©tĂ© reconstruit, l’ñme est restĂ©e.
Sopron pourrait ressembler Ă  n’importe quelle ville autrichienne, sauf ces dĂ©tails marquants du passĂ© dont il est difficile de faire abstraction.

IV. Venise

AprĂšs Bratislava et Budapest, l’air nous manquait un peu. Nous avions besoin de chaleur, de vielles pierres. Une offre de train trĂšs intĂ©ressante a entraĂźnĂ© le choix de l’Italie et de son plus beau joyau : Venise.
DĂ©crire la ville en quelques lignes est vraiment impossible. Il y a trop de diversitĂ©s, trop de choses Ă  regarder, trop d’ambiances Ă  saisir. Disons juste qu’au delĂ  de la beautĂ© incroyable de tout, il est impressionnant de se dire que les bĂątiments les plus rĂ©cents datent du XVIIIe (j’exagĂšre Ă  peine), que la Basilique San Marco a Ă©tĂ© achevĂ©e au XIĂšme siĂšcle. La ville est pleine de touristes, elle ne vit que de cela et mourra de cela, mais on y trouve aussi de la vie, des enfants dĂ©braillĂ©s qui jouent au ballon en se moquant bien de lieu oĂč ils sont.
Je n’avais jamais rien vu d’aussi beau de toute ma vie.

V. Varsovie et Cracovie

Suite à des déboires de réservation de train, nous étions « obligés » de visiter aussi Varsovie alors que nous ne voulions que de Cracovie.

Les personnes qui nous ont dĂ©conseillĂ© Varsovie auraient pu nous faire passer Ă  cĂŽtĂ© de l’ñme polonaise. Celle qui a permis Ă  une ville martyr du nazisme (ville brĂ»lĂ©e, monuments dynamitĂ©s, 600 000 morts) de reconstruire la ville Ă  l’identique. A tel point qu’aujourd’hui qu’on a du mal Ă  croire Ă  la beautĂ© et Ă  l’authenticitĂ© de la ville. Au delĂ  du centre des architectes audacieux construisent des monuments incroyable. MĂȘme le monument communiste pour la culture a des allures de vĂ©nĂ©rable gratte-ciel new-yorkais.
Cracovie n’a pas du tout Ă©tĂ© abĂźmĂ©e par la guerre et montre fiĂšrement ses cathĂ©drales, ses remparts, ses universitĂ©s du moyen-Ăąge, ses palais. Une douceur de vivre traĂźne partout. Le quartier juif est impressionnant de mĂ©lancolie, comme si chaque pierre se rappelait de chacune des dĂ©portations qui y a eu lieu.
Varsovie et Cracovie montrent des villes brillantes et soignĂ©es, on oublie le passĂ© soviĂ©tique qu’elles ont traversĂ©, plus l’ombre d’une vieille voiture. Par contre le voyage en train de Varsovie Ă  Cracovie montre une campagne trĂšs reculĂ©e, les agriculteurs travaillent encore avec un cheval. Expliquant peut-ĂȘtre mais sans le justifier le clichĂ© enracinĂ© de pauvretĂ© qui colle dĂ©sagrĂ©ablement et injustement Ă  la Pologne. À mes yeux un pays comme la Hongrie m’a beaucoup plus justifierait malheureusement beaucoup plus ce clichĂ©.

CONCLUSION : ET APRÈS ?

En rentrant en France, j’ai eu le besoin de mettre une coupure psychologique entre l’école et moi. AprĂšs avoir tant donnĂ© Ă  l’école et reçu du bon comme du mauvais, cela me
semble normal. "L" aurait bien voulu Ă©changer par mail au sujet de la discipline dans l’école. Mais j’avais vraiment la tĂȘte ailleurs pour lui rĂ©pondre, ce que je ferai d’ici peu. Le contact avec les enfants se fera par lettre, j’en ai dĂ©jĂ  reçu deux. C’est trĂšs important pour eux de ne pas se sentir oubliĂ©s du ou de la volontaire française. Et ça me fait plaisir de donner des nouvelles.
Au-delĂ  de ces petites choses mon rĂŽle est terminĂ© dans l’école et si j’avais au dĂ©part envisagĂ© de consacrer mon Capital Avenir Ă  l’organisation d’une visite de l’école en France, je me suis ravisĂ©e. Je prĂ©fĂšre donner un aspect plus personnel Ă  mon Capital Avenir et ne veut en rien intervenir dans le travail de la nouvelle volontaire ("M" de Belgique).

I. Un retour en France facile

J’avais trĂšs peur en rentrant de SVE de me retrouver chez moi, pas dĂ©sƓuvrĂ©e mais un peu dĂ©boussolĂ©e et dĂ©primĂ©e.
Je n’ai rien connu de tout cela car j’ai prĂ©cipitĂ© mon dĂ©part (le soir mĂȘme du dernier jour de classe) pour animer un chantier d’étĂ© dans une maison de retraite en Franche-ComtĂ©. Le SCI branche française cherchait d’urgence Ă  remplacer un de ses animateurs dĂ©faillant, j’ai sautĂ© sur l’occasion malgrĂ© mon inexpĂ©rience en la matiĂšre et mon apprĂ©hension quant Ă  ĂȘtre Ă  la hauteur. Un dĂ©fi juste aprĂšs le SVE, c’est le plus beau cadeau qu’on pouvait me faire. J’ai vĂ©cu ce chantier avec beaucoup de joie.
J’ai ensuite pas mal vadrouillĂ© jusqu’à aujourd’hui. Il me reste Ă  revoir pas mal d’amis sur Paris et Ă  trouver assez vite du travail pour estimer mon retour en France parfaitement rĂ©ussi.

II. Mais plus rien comme avant

Avoir fait un SVE a non pas changĂ© mes perspectives d’avenir mais en a dessinĂ© les contours un peu plus nettement.
Le SVE donne vraiment confiance en soi et quand on a vĂ©cu Ă  l’étranger on n’a qu’une envie, c’est de repartir. Je me sens prĂȘte Ă  mener ma vie en dehors des lignes toutes tracĂ©es. Ne pas avoir peur de voyager d’un coup de tĂȘte, ne pas avoir peur de changer de mĂ©tier. Croire accessibles des envies un peu folles qu’on ne croirait rĂ©alisables que chez les autres. Aussi je me sens prĂȘte Ă  vivre quelques temps dans des pays un peu plus exotiques que l’Autriche (Russie, Inde), Ă  faire un an d’un volontariat plus socialement engagĂ©, ou tout simplement Ă  dĂ©couvrir la France que je connais si peu.
Pour l’instant je cherche du travail dans l’action sociale des collectivitĂ©s territoriales, mais sous forme de remplacements, afin de me dĂ©placer en France, afin d’avoir un aperçu des diffĂ©rents types d’action. Mais je pense dĂ©jĂ  au VIA (qui n’est pas du volontariat !), Ă  mon Capital Avenir, Ă  tester mes compĂ©tences dans une association engagĂ©e du type Compagnons bĂątisseurs. Sans avoir plus peur, ou presque.

III. Et l’Autriche ?

J’ai adorĂ© mon pays d’accueil mais je n’y suis pas restĂ©e comme cela arrive parfois. Ainsi avoir un copain Ă  Vienne aurait pu influencer mon choix mais cela n’a pas Ă©tĂ© le cas, malgrĂ© mon attachement pour lui. En effet, l’Autriche m’a beaucoup appris sur la France, sur ses gens, sur son patrimoine, sur ses dĂ©fauts et qualitĂ©s, sa nourriture. Et c’est en France que je veux habiter mĂȘme si l’étranger me prend et me prendra toujours un peu dans ses filets.
Par ailleurs mes projets professionnels sont tournés vers la France mais le climat autrichien est un peu rude à mon goût et la nourriture bonne mais un peu trop riche et déséquilibrée pour ma silhouette !
Mais je serai toujours appelĂ©e Ă  tourner autour de l’Autriche. DĂ©jĂ , rien que parce que ma sƓur vit Ă  5km de ce pays. Et puis par goĂ»t pour le pays, pour les liens créés. Je reviens d’ailleurs d’une semaine Ă  Vienne !

IV. Message


Il arrive que des SVE ratent mais la plupart du temps ils sont une rĂ©ussite et je pense largement avoir expliquĂ© pourquoi dans mon cas. Je ne peux terminer que sur un cri, tant pis s’il est banal « Vive le SVE ! ». Je voudrais que tout les jeunes en France le sachent, qu’ils sachent que travailler volontairement enrichit incroyablement, que les volontaires ne sont pas des fous ou des saints tellement la vie est douce dans ces moments. L’Europe donne des outils magnifiques pour les jeunes (et pas que le SVE), mĂȘme s’ils ne les saisissent pas ils doivent les connaĂźtre. Ils sont un moyen de construire l’Europe non pas avec de l’argent mais avec le partage entre les peuples.

27 sept. 2004
AliceBAllemagne /Germany

J'ai passé l'année derniÚre un an en Allemagne: aprÚs une expérience de 4 mois en tant que jeune-fille au pair (expérience enrichissante à sa maniÚre mais que je ne referais pas!), j'ai commencé mon...SVE, et là, quelle expérience géniale!Ces 6 mois de sve ont été tellement un moment fort pour moi que j'aurais presque tendance à me dire qu'il y a eu dans ma vie un "avant mon sve" et un "aprÚs mon sve"; en fait je ne résume pas ma vie à ça bien sûr(!), mais en tout cas c'est sûr que il y a dans une vie quelques expériences clés, quelques périodes déterminantes qui forgent notre personnalité, et mon sve en fait partie.
Tout a dĂ©marrĂ© quand ma soeur m'a parlĂ© du sve, et l'idĂ©e a commencĂ© Ă  me trotter dans la tĂȘte un bon moment, jusqu'Ă  ce que je me dĂ©cide vraiment Ă  partir, et aprĂšs plus rien ne pouvait m'arrĂȘter. Faut dire que mon association d'envoi, Peuples et Cultures, a vraiment Ă©tĂ© trĂšs bien du dĂ©but Ă  la fin;la personne qui s'occupait de mon dossier surtout, vraiment compĂ©tente et qui a toujours bien gĂ©rĂ© les choses, mĂȘme quand j'ai eu quelques problĂšmes au dĂ©but pour partir (je ne suis partie que 6 mois au lieu d'un an). Donc je passe les dĂ©tails, sĂ©minaire d'envoi, premiĂšres rencontres avec d'autres volontaires français et Ă©trangers, infos sur les projets...et l'envie de partir ne fait plus aucun doute.
Je suis arrivĂ©e dans mon projet dĂ©but mars 2004, mais j'Ă©tais dĂ©jĂ  en Allemagne depuis 4 mois et l'allemand est ma premiĂšre langue, donc Ă  ce niveau je n'ai pas eu trop de problĂšmes d'adaptation, mĂȘme si j'avais encore beaucoup de progrĂšs Ă  faire. Sinon, j'allais dĂ©couvrir tout un nouveau cadre de vie.
Mon association d'accueil était (est toujours d'ailleurs!) un centre de protection de la nature (les allds sont trÚs forts dans ce domaine) dans lequel travaillent des bénévoles et quelques salariés. L'asso assez ancienne s'occupe de préserver le paysage "culturel", c'est-à dire un paysage forgé par les hommes de cette région, dans une démarche de protection de l'environnement.
En arrivant j'ai eu un trĂšs bon contact avec mon tuteur et les personnes de l'asso, mais mon travail n'a pas Ă©tĂ© vraiment ce Ă  quoi je m'attendais: je pensais m'occuper plus ou moins de groupe d'enfants et de jeunes pour une certaine Ă©ducation Ă  l'environnement, mais il s'est trouvĂ© qu'il y avait en fait peu de groupes et peu de plages horaires pendant lesquelles j'aurais pu travailler avec eux, donc il a fallu qu'on me trouve d'autres choses Ă  faire et donc finalement j'ai touchĂ© un peu Ă  tout: travail en extĂ©rieur avec les agriculteurs, le berger, travail au bureau, travail dans le magasin (vente des produits "terroir"), coups de main divers...J'ai fait des choses assez dures dehors et assez ennuyeuses dans le bureau, et je ne me suis pas sentie toujours utile, mais j'ai quand mĂȘme appris et fait des choses que je n'aurais jamais faites ailleurs. Mais c'est sĂ»r que ce n'est pas dans mon projet lui-mĂȘme que je me suis le plus plue; en mĂȘme temps je n'ai pas moi mĂȘme essayĂ© de prendre des initiatives pour que les choses s'amĂ©liorent, donc je n'en ai pas voulu Ă  mon asso.En fait, ce n'Ă©tait pas trop grave pour moi, car en dehors de mon travail, j'ai fait plein de choses avec d'autres volontaires et c'est cela qui a Ă©tĂ© le point fort de mon sve.
J'avais beaucoup de temps libre donc j'ai pu en profiter beaucoup et ce qui Ă©tait super, c'est que dans le coin oĂč j'Ă©tais, on Ă©tait beaucoup de volontaires, tous dans des asso diffĂ©rentes mais coordonĂ©es par une mĂȘme organisation, qui nous a accueillis comme des rois et qui mettait en place des tas de choses pour nous, rencontres, soirĂ©es etc... Et comme on habitait quasiment tous au mĂȘme endroit, on se voyait beaucoup, et on a vĂ©cu des choses trĂšs sympas ensemble.Cela englobe plein de dĂ©couvertes et d'expĂ©riences nouvelles, et puis cette ouverture Ă  l'Europe et Ă  d'autres horizons aussi. Dit comme ça, ce sont des phrases entendues mille fois, mais j'ai du mal Ă  dĂ©crire plus en dĂ©tail une expĂ©rience qui reste aussi beaucoup intĂ©rieure et personnelle. J'ai crĂ©e des liens forts avec des gens, de maniĂšre un peu diffĂ©rente peut-ĂȘtre que dans la vie "normale", les anciens volontaires qui ont aimĂ© leu sve comprendront sĂ»rement ce que je veux dire!
Il y a eu aussi comme temps fort le premier sĂ©minaire, oĂč on a rancontrĂ© plein d'autres volontaires, qu'on est ensuite allĂ©s revoir, en voyageant Ă  travers l'Allemagne. A travers tout ça j'ai dĂ©couvert bien sĂ»r l'Allemagne el les allemands, un peu de leur culture, que je voulais mieux connaĂźtre, et j'ai dĂ©couvert des gens vraiment chaleureux et accueillants, mĂȘme s'il y a toujours des exeptions et que l'on ne peut jamais faire un portrait global. Mais vraiment je trouve que l'Allemagne est un pays qui aurait beaucoup Ă  nous apprendre et qui est trop mal connu par les français. en plus l'Allemagne est un pays trĂšs ouvert vers tous les cotĂ©s de L'Europe, Ă  la fois vers le nord comme vers le sud, l'est et l'ouest, et pourrait nous apporter beaucoup sur le plan culturel. La jeunesse allemande bouge beaucoup et ils savent faire la fĂȘte! Bref, je ne pourrais pas tout raconter, mais juste dire encore que vivre un sve c'est tout simplement aussi vivre Ă  l'Ă©tranger et ĂȘtre Ă©tranger dans un pays c'est toujours une expĂ©rience enrichissante et spĂ©ciale.
J'ai eu du mal Ă  reprendre en rentrant ma vie "normale" et mes Ă©tudes, mais la transition s'est faite peu Ă  peu. Ce qui est sĂ»r c'est que maintenant j'ai des antennes plein la tĂȘte et toujours envie de repartir Ă  l'Ă©tranger quand une occasion se prĂ©sente.Et je me sens aussi bien française qu'europĂ©enne.

3 mars 2004
AliceMEspagne /Spain

Hola a Todos !

Voici l'évaluation de mon SVE (à Alcobendas d'octobre 2005 à Juin 2006), réalisée pour mon association d'envoi.
En espérant que ça vous motive à partir !!

 Les gens autour de moi :

L’association espagnole Waslala accueillait, en plus de moi, six autres volontaires : Anna et Wolfram, d’Allemagne ; Eva de Belgique ; Claudia de Roumanie et Noor de Palestine.
Ce groupe de volontaires, tous dans la mĂȘme situation, a permis de ne pas se sentir isolĂ©, mais d’avoir d’emblĂ©e un groupe d’amis solidaires dans la nouvelle expĂ©rience de vie qui s’ouvrait Ă  chacun de nous six.
Ce groupe interculturel Ă©tait aussi un microcosme de confrontation de nos cultures, de nos similitudes et de nos diffĂ©rences, qui nous a baignĂ© dans l’habitude de relativiser sa propre culture et d’ĂȘtre en permanence sur le mode de l’échange interculturel.
De mĂȘme, ce groupe de rĂ©fĂ©rence permettait d’échanger nos impressions, positives ou nĂ©gatives, vis-Ă -vis de la culture espagnole que nous dĂ©couvrions jour aprĂšs jour.

A part ces cinq compagnons volontaires, il y a eu l’accueil chaleureux et la prĂ©sence soutenue des membres (en gĂ©nĂ©ral jeunes, entre 20 et 35 ans) de l’association Waslala. J’ai vraiment apprĂ©ciĂ© leur envie de partager avec nous- on a fait des week-ends tous ensemble ; on allait souvent prendre des verres ensemble ou on se retrouvait dans les parcs d’Alcobendas pour jouer de la musique
- et de ne pas s’ĂȘtre cantonnĂ©s Ă  leur rĂŽle d’association d’accueil qui se contente d’orienter les volontaires dans leur projet de volontariat. Beaucoup sont devenus de trĂšs bon amis que l’on va sĂ»rement revoir !

Enfin, il y a eu les volontaires rencontrĂ©s lors des sĂ©minaires d’évaluation, surtout ceux de Madrid, que l’on voyait plus ou moins frĂ©quemment. Je sais que j’ai ressenti le besoin de les voir plus souvent quand je commençais Ă  voir mon volontariat se terminer, parce qu’on a envie de pouvoir Ă©changer sur nos impressions quand l’heure du dĂ©part approche, que l’on commence Ă  faire le bilan et Ă  penser Ă  « l’aprĂšs ». C’est pour cela que je trouve important les sĂ©minaires qui sont organisĂ©s au cours du SVE, pour avoir le sentiment d’appartenir Ă  une mĂȘme communautĂ© de gens qui est lĂ  comme soutien dans une expĂ©rience aussi intense que le SVE.

 Mon projet:

Le projet, proposĂ© par la casa de la juventud (sorte de Maison des jeunes) d’Alcobendas, pour lequel je m’étais engagĂ© consistait Ă  faire du soutient scolaire auprĂšs de collĂ©giens. Je devais particuliĂšrement aider pour les langues Ă©trangĂšres (anglais et français principalement), souvent un des points faibles des jeunes espagnols. AprĂšs un mois difficile et trĂšs stressant, je me rendis compte que je n’accrochais pas du tout au projet, essentiellement parce que je n’apprĂ©ciais pas le contact avec les adolescents, contact que je n’avais jamais eu avant dans un cadre scolaire (seulement dans l’animation loisirs, chose trĂšs diffĂ©rente). J’ai donc expliquĂ© mon malaise Ă  la responsable des projets des volontaires de la Casa de la Juventud, qui fut trĂšs comprĂ©hensive et me proposa de penser Ă  un autre projet qui m’intĂ©ressait tout en Ă©tant utile aux citoyens d’Alcobendas.
Etant donnĂ© que le thĂšme des personnes immigrĂ©es et de leur intĂ©gration dans la sociĂ©tĂ© espagnole me plaisait, j’ai menĂ© une sorte d’enquĂȘte de terrain auprĂšs de la mairie et des services d’accueil aux immigrĂ©s pour faire l’état des lieux des activitĂ©s qui existaient dĂ©jĂ  et celles qui au contraire manquaient. Constatant qu’il n’existait pas d’espaces informels oĂč les immigrĂ©s pouvaient faire connaĂźtre leur culture, j’ai lancĂ© l’idĂ©e de crĂ©er une rencontre hebdomadaire autour de la dĂ©couverte de la culture des immigrĂ©s rĂ©sidant Ă  Alcobendas, en les invitant Ă  venir tĂ©moigner de leur expĂ©rience personnelle et de leur connaissance de leur pays. Ainsi sont nĂ©s les CafĂ©s del Mundo (CafĂ©s du monde), organisĂ©s tous les lundis soir, de 19h Ă  21h.

Ce projet m’a apportĂ© Ă©normĂ©ment :
D’abord à un point de vue personnel, en me permettant de rencontrer de nombreuses personnes avec qui le contact fut trùs enrichissant (certaines d’entre elles sont devenues, plus que des collaborateurs, des amis).
Ensuite, ce projet fut dĂ©terminant pour orienter mes choix d’avenir : Alors que j’étais venue avec l’idĂ©e de devenir enseignante, je suis repartie avec l’envie de me former au journalisme et d’approfondir mes connaissances sur les sociĂ©tĂ©s d’AmĂ©rique latine pour devenir grand reporter dans cette rĂ©gion du monde. Le fait d’avoir goĂ»tĂ© au plaisir de participer Ă  la promotion des cultures pour une meilleure comprĂ©hension interculturelle m’a convaincue de continuer dans cette voie.
Par ailleurs, j’ai appris le travail d’organisation de rencontres, qui demande un gros travail en amont de prise de contacts et de discussions avec les intervenants. Je contactais les associations d’immigrĂ©s (dans la plupart des cas, elles furent le moyen de rencontrer des personnes immigrĂ©es) ou les personnes immigrĂ©es hors rĂ©seau associatif que l’on avait pu me recommander (la Casa de la Juventud avait dĂ©jĂ  pas mal de contacts), en leur prĂ©sentant ces rencontres comme des moments informels, dans une ambiance dĂ©tendue propice Ă  l’échange interculturel, oĂč ils parleraient librement des aspects de leur culture qui les intĂ©resseraient (qu’ils soient positifs – comme l’art de l’hennĂ© dans les mariages marocains- ou nĂ©gatifs- comme les exactions du roi du Maroc Mohammed VI au Sahara Occidental). On retenait donc ensemble quelques thĂšmes de leur choix ; bien souvent, pour plus de spontanĂ©itĂ©, ils ne prĂ©paraient rien de particulier pour le jour du CafĂ© et racontaient simplement, Ă  partir de leur vĂ©cu et de leur mĂ©moire ; de mon cĂŽtĂ©, je prĂ©parais quelques prĂ©sentations power point avec des donnĂ©es importantes et des photos, cartes ou autres Ă©lĂ©ments intĂ©ressants pour donner un support visuel aux commentaires des personnes venues parler.
Lors des CafĂ©s, j’avais un rĂŽle de stimulation de l’échange ; dĂšs le dĂ©but, en rappelant que c’était un moment informel, pas une confĂ©rence, et que l’échange Ă©voluait au fil des questions spontanĂ©es des gens, par l’interaction libre avec les intervenants. Une vingtaine de minutes avant la fin de chaque rencontre, sur un fond de musique du pays en question, j’invitais les gens Ă  venir goĂ»ter les plats et les boissons typiques du buffet, pour un dernier moment d’échange complĂštement libre, oĂč les gens posaient les questions ou rĂ©flexions restĂ©es en suspends au cours de la discussion, ou tout simplement faisaient connaissance, plus personnellement.
La partie la plus dure de ce projet fut en fait « la communication » en amont, pour faire connaĂźtre les CafĂ©s. Une note Ă©tait publiĂ©e chaque semaine dans le journal d’information de la mairie, Ă©galement sur le site web de la Casa de la juventud, et une affichette que je rĂ©alisais Ă©tait envoyĂ©e dans les centres culturels et les bibliothĂšques pour y ĂȘtre affichĂ©e. Mais, c’est vrai qu’à part les pays qui intĂ©ressent le plus comme le Maroc ou la Colombie- peut-ĂȘtre parce que les gens y sont plus familiers- oĂč vinrent une trentaine de personnes, il n’est pas venu grand monde pour des pays comme la Bolivie (5 personnes) ou l’Angola (1 personne, pour 4 intervenants !!). Je me suis rendue compte Ă  quel point c’est dur, quand on organise une activitĂ© culturelle, de faire venir les gens- qui travaillent beaucoup pour la plupart et qui, un lundi soir, Ă  part passer rapidement Ă  l’Eroski (une grande surface espagnole trĂšs rĂ©pandue), n’ont pas la tĂȘte Ă  s’intĂ©resser aux cultures prĂ©incas ou au carnaval de Cochabamba !
Cela m’a fait me poser beaucoup de questions sur la maniĂšre de communiquer la culture et m’a confortĂ© dans mon envie de travailler dans le journalisme culturel, pour participer Ă  l’effort de visibilitĂ© des diverses richesses culturelles existantes.

Afin de donner une continuitĂ© aux CafĂ©s, j’ai créé un Blog (www.cafesdelmundo.blogspot.com) oĂč j’ai mis en ligne toutes les prĂ©sentations power point que j’avais faites pour chaque pays, les photos et un rĂ©sumĂ© de la rencontre. Une partie « commentaires » permet Ă  chacun de laisser ces impressions ou de rajouter des informations qu’il juge intĂ©ressantes.

 Mon impression globale :

Ces neuf mois passés en Espagne furent trÚs important pour moi pour deux raisons majeures :
Parce que cette expĂ©rience m’a rendue plus tolĂ©rante et adaptable aux personnes, comprendre qu’il existe d’autres modes de communication que ceux dont j’avais l’habitude dans ma vie Ă©tudiante ou mes activitĂ©s associatives. Par exemple, en apprenant Ă  danser le merengue avec mes amis dominicains ou en s’asseyant Ă  la nuit tombĂ©e sur les marches de la Plaza del Sombrete, au cƓur du quartier de LavapiĂšs- le plus populaire et le plus colorĂ© de Madrid- et en laissant libre cours Ă  la conversation avec les personnes venus s’y rassembler. C’est cette spontanĂ©itĂ© et cette sorte d’ « affectivitĂ© extravertie » que j’aime beaucoup dans la maniĂšre de crĂ©er des relations en Espagne, ou en tout cas Ă  Madrid.
Parce que mon projet m’a permis de rĂ©aliser concrĂštement quelque chose, ce dont j’avais terriblement besoin aprĂšs toute une scolaritĂ© oĂč j’ai accumulĂ© les connaissances, j’ai Ă©coutĂ©, intĂ©grĂ©, mais presque jamais (Ă  part quelques dossiers demandĂ©s par certains professeurs ou le TPE en PremiĂšre) crĂ©er un projet et le porter Ă  moyen ou long terme. Et ça fait vraiment du bien de se sentir crĂ©ateur sur le terrain !
DĂ©sormais, je veux accompagner mes Ă©tudes thĂ©oriques (je commence un Master sur l’AmĂ©rique latine en septembre) de stages pratiques dans des revues qui m’intĂ©ressent ou des institutions qui organisent des Ă©vĂšnements culturels, pour me rendre compte de comment se passent les choses concrĂštement et y participer.

Je conseille donc le SVE Ă  tous les jeunes qui ont besoin d’aller « tĂąter le terrain » et qui ont envie de s’ouvrir Ă  de nouvelles expĂ©riences de communication grĂące Ă  l’ambiance interculturelle qui caractĂ©rise le SVE.
Et je remercie tous ceux qui rendent possible cette expĂ©rience d’une intensitĂ© qui n’est pas si frĂ©quente de retrouver ailleurs : mes associations d’envoi et d’accueil, les anciens volontaires qui m’ont encouragĂ©e Ă  partir et qui ont laissĂ© des tĂ©moignages engageants, et les femmes et hommes politiques de l’Union EuropĂ©enne qui soutiennent ce programme europĂ©en Jeunesse.

NB : Ă  la suite, j’ai joint la prĂ©sentation en espagnol de mon projet, avec dates et pays choisis des rencontres.

El proyecto de los CAFÉ DEL MUNDO

Los CafĂ©s del mundo son unos encuentros alrededor de un paĂ­s y de su cultura, vĂ­a personas nativas de aquellos paĂ­ses. La idea es interesar la gente en descubrir las particularidades – que sean polĂ­ticas, lingĂŒĂ­sticas, geogrĂĄficas, histĂłricas, culturales
-, del paĂ­s tratado, en un ambiente relajado, informal. Para conseguirlo, es preciso poner en valoraciĂłn los testimonios de personas que proceden del paĂ­s o que, a lo menos, lo conocen bien; asĂ­, habrĂĄ un intercambio mĂĄs personal con la gente. AdemĂĄs, se intenta crear un espacio que da la impresiĂłn sumergirse en el ambiente del paĂ­s, con una exposiciĂłn arreglada en la aula audiovisual (bandera, mapas, instrumentos musicales, artesanĂ­a...colgados en las paredes), con mĂșsica tradicional y un buffet de comida tĂ­pica.

 pĂĄgina Web de los CafĂ©s de Mundo: http://www.cafesdelmundo.blogspot.com/

 El lunes, de las 19h hasta las 21h, en el aula audiovisual de la Casa de la Juventud de Alcobendas, (Calle Ruperto ChapĂ­, 18).

Persona responsable: Alice MEDIGUE, voluntaria europea.
Contacto: alicemedigue@yahoo.fr ; movĂ­l: 696254362.

 1er CICLO : AMERICA LATINA

 ECUADOR : los lunes 16 y 30 de enero.
 COLOMBIA : los lunes 6 y 13 de febrero.
 PERU : los lunes 20 Y 27 de febrero.
 BOLIVIA : los lunes 6 y 13 de marzo.
 REPUBLICA DOMINICANA : el lunes 27 de marzo

 2e CICLO : AFRICA

 MARRUECO : los lunes 3 y 17 de abril.
 ANGOLA : los lunes 24 de abril y 8 de mayo.

 3e CICLO : ASIA

 CHINA : los lunes 22 y 29 de mayo.

 4e CICLO : EUROPA

 RUMANIA : los lunes 5 y 12 de junio.
 Muestra del cine de Emir Kusturica: el lunes 19 de junio.

Mon BLOG:

http://www.cafesdelmundo.blogspot.com

4 oct. 2005
ZahelleGrĂšce /Greece

J'ai aimé découvrir un pays différent, rencontrer des SVE de tous pays et m'imprégner de la culture locale. Le projet était plutÎt nul et nous en avons parlé a l'agence nationale qui a décidé d'annuler le projet.

12 mai 2008
CharlieRoyaume-Uni /United-Kingdom

Une expérience bien sûr positive (cf ce que j'ai cité plus haut) mais également difficile car nouvelle pour le staff en place beaucoup de gens ne comprennaient pas "ce que je faisais là"!
Ouverture d'esprit énorme (bien qu'habituée aux voyages); j'en sors plus grandie

1 sept. 2006
zabojadPologne /Poland

Mon SVE c'est trÚs bien passé, trop court malheureusement. J'en retire une ouverture d'esprit plus grande, une plus grande confiance en moi, et le désir d'aller vers les autres maintenant.
Ca m'a redonné la motivation nécessaire à des études, pour une réorientation professionnelle: étude d'infirmier. Avec comme objectif lointain de partir à l'étranger, en humanitaire ou autre, en tant qu'infirmier.

9 mai 2008
ZeinaLuxembourg /Luxemburg

- Riche expérience sur le plan humain : de supers colocs, carnet d'adresse européen
- petits trips dans les pays voisins du Luxembourg ; vivre une expérience "transfrontaliÚre" (le Luxembourg c'est aussi vivre dans une "Grande Région")
- il faut le dire : mon cv marche carrément mieux ! (oui je radote mais bon)

11 juin 2007
jeromartynaDanemark /Denmark

Une experience en or pour ma part.
Je suis maintenant un homme convaincu par l'europe de l'échange et de la découverte.
La France ne se trouve plus au milieu de la planishere depuis mon experience.
Je conseille Ă  tout les jeunes d'avoir une experience de ce type, plutĂŽt que de s'engager apres le bac dans des Ă©tudes au hasard ( Ă  part si vous ĂȘtes sur de ce que vous voulez faire !!)
Nous sommes les européens de demain, autant connaitre nos voisins et stopper les préjugés ancestrals qui souvent nous amene sur de fausses routes...

25 août 2005
Amelie et JonathanEstonie /Estonia

Mon SVE s'est trÚs bien passé, j'ai découvert un petit pays qui vaut vraiment le coup : l'Estonie, j'ai fait des rencontres inoubliables. Mon projet m'a particuliÚrement plu. Et je ne regrette rien!

27 mars 2007
MarieRoumanie /Romania

AprÚs plus de deux mois passés en Roumanie, j'ai appris à couper le bois et à me chauffer au poele. A comprendre un peu le roumain et a parler quelques mots. Vivant avec des Italiens je commence aussi à comprendre un peu cette langue. J'ai découvert différentes facettes de la roumanie, de la culture, des régions, ainsi que beaucoup de paradoxes. L'histoire de ce peuple explique beaucoup la mentalité actuelle.
Professionnellement parlant, je vie une expérience trÚs enrichissante, aprend à adapter mon métier à de nouvelles situations trÚs éloignées de celle déjà vécues auparavant. Expérience en déroulement...

17 sept. 2007
janvaljenFinlande /Finland

Excellente, à tout point de vue. Dans l'échec comme dans la réussite, cette expérience m'a été bénéfique au-delà des mots. MalgrÚ trois années passées, je ne saurais dire encore aujourd'hui l'étendue de son impact. Vivre dans un pays, seul, dans une culture différente et une autre langue renforce et affermie sa personnalité, son sens de la débrouille et m'a donné la plus forte de mes expériences humaines.

1 sept. 2003
cogoumaEspagne /Spain

Bilan mitigé cÎté humain dû aux problÚmes que j'ai eut avec l'autre vomontaire mais projet trÚs intéressant et trÚs bonne asoociaiton d'accueil!!!

15 sept. 2004
guilou du 19Estonie /Estonia

Ce fut surtout une rencontre avec une grande diversité de personnes et d'univers, l'occasion d'expérimenter ce que je voulais faire en toute liberté ( ah! la réadaptation à la vie quotidienne lors de mon retour!). Ca a eu un grand impact car ça a plus stimulé mon envie de découvrir de nouvelles choses

1 déc. 2003
alLituanie /Lithuania

l'année sve s'est vraiment bien passée, bonne entente entre tous les volontaires, beuacoup de voyages et de rencontres

11 sept. 2006
julietteAutre pays /Other country

que du bonheur jusqu'a maintenant... des voyages, des rencontres, du jonglage, du temps libre, le sentiment d'apporter quelque chose, l'apprentissage de nouvelles choses, des paysages sublimes, du partage, la decouverte d'une culture, d'une langue, de moi meme... etre SVE c'est vivre dans une jolie bulle rose, je m'attends au pire pour le retour a la realite... le SVE est une p*** d'opportunite, et meme si des fois c'est la galere, surtout dans les Balkans ou la mentalite est...tranquille a l'exces disons (pour mon grand plaisir), jamais au grand jamais je trouverai qqch de negatif a redire sur cette experience.
bref, quelques apprehensions pour le retour, surtout que je suis dans un flou complet pour tout ce qui concerne mon avenir... ima vreme (il y a le temps)

4 mai 2007
EmilieItalie /Italy

Salut tout le monde!

J'ai fait un rapport de 50 pages, réunissant tous les e-mails envoyés de façon hebdomadaire à mes amis+famille.
Je raconte donc toutes mes aventures sur les 6 mois passés en Sicile. Si vous etes intéressés, contactez moi, mon e-mail est: em.allard@voila.fr et je vous enverrai le dossier...

Bisous Ă  tout le monde

Emilie

1 déc. 2002
AurélieAllemagne /Germany

Je suis partie en Allemagne pendant 6 mois. Une super expérience!!!
Mon projet? J'étais volontaire dans un centre sportif et culturel et je me suis intégré dans de petits groupes d'enfants avec des éducateurs. Les gens ont été trÚs accueillants.
Les débuts ont été un peu dur! Normal, je parlais trÚs mal la langue et je ne connais personne. Un véritable dépaysement. Mais, je n'ai pas regretté. J'ai ensuite rencontrer plein de jeunes en Allemagne, d'une part grace aux rassemblements entre volontaire organisés par la structure d'accueil et d'autre part, par mes rencontres personnelles.
J'ai ouvert mon regard sur l'europe.
J'aimerais maintenant pouvoir aider les volontaires étrangers qui sont actuellement en France pour leur SVE et pour ca, je recherche les associations existantes qui aident ses volontaires.

15 juill. 2002
PigaFrance /France

salut Ă  tout le monde!
aprĂšs une super expĂšrience en France je peux dire que je conseille toujours de faire un SVE, encore toujours en France j'ai vecu une superannĂ©e..il y a eu des problems, mais je vous dit de ne quitter pas! parce que toujours oĂč il y a des mauveauses choses il ya aussi de belles choses, donc aprĂšs un periode de dolor j'ai connu du monde et des ams! venez me vopir Ă  vannes! biz et bon sve!

1 juill. 2003
huygheItalie /Italy

bonjour a vous tous anciens sve,je voulais seulement apporter mon temoignage pour mon sejour en italie a genes durant un an aupres tout d'abord de personnes handicapées,j'ai cru en m'investissant dans un projet avec eux que j'aurai ete assez forte mais au bout de cinq mois j'ai preferé changer pour travailler avec des enfants en creche.Cela ne m'a empeché en aucun cas de regretter ces cinq mois car grac a ca j'ai aussi evoluer dans mon comportement vis a vis d'eux et vis a vis de moi meme,j'ai vu aussi le metier d'educateur de foyer et sais que je ne suis pas encore prete a etre en contact avec des personnes handicapées physiques,car je manque encore un peu de maturité a ce niveau.
de travailler avec des enfants en creche m'a fait changer d'avis sur le travail a fournir qui me deplaissait au depart en pensant au institution francaise.
les relations que j'ai pu entretenir avec des sve venant d'autre pays m'ont beaucoup plus car elles ont ete enrichissantes que ce soit au niveau culturel et personnel.
de plus la culture m'a etonnée au fur et a mesure de mes voyages et de mes rencontres avec les personnes et les coutumes de genes.
en clair,malgres quelques imperfections qui ont plutot pimenté mon sve( par ex dificulté de logement,d'argent...)j'ai fort apprecié de faire ce sve qui a ete une experience plus que benefique.

9 mai 2002
NicolasRoyaume-Uni /United-Kingdom

POUR LES FANS DE L'IRLANDE.
Je vais tenter de vous faire un petit topo de mon SVE à Belfast entre sept 2002 et juin 2003.( ça a l'air long mais pour moi c'est un résumé).

AVANT:
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AprÚs toutes les démarches auprÚs de l'Union Européenne, de l'agence française et les contacts avec l'association Bryson House, me voilà avec mon billet d'avion en poche, mes valoches et mon courage,direction Belfast. Comme vous le savez tous, ville trÚs réputée pour son calme et sa douceur de vivre.

LES DEBUTS:
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Je peux vous dire qu'on est pas fier lorsqu'on arrive là-bas; dans un pays différent, une culture différente,une langue différente, de la bouffe complÚtement différente,une conduite à gauche...Bref!!! le désordre total. Exactement ce que je voulais. On perd pas mal de repÚres au début, mais ça fait partie du truc. On n'a rien sans rien et quelques part, ça fait du bien de se retrouver paumé.

Là-bas, la personne avec laquelle j'étais en contact depuis la France m'a acceuilli à l'aéroport. Je savais également que je n'allais pas me tracasser pour le logement car un appart. m'attendait. Mais j'étais perdu tout simplement parce que je ne connaissais rien ni personne. Ca vous force donc à vous débrouiller. A vous débrouiller pour vous faire comprendre (l'accent de Belfast est incompréhensible) et à vous débrouiller pour savoir comment tout fonctionne.

J'Ă©tais logĂ© dans une maison(tout en briques rouges comme 95% des maisons) avec une volontaire allemande arrivĂ©e le mĂȘme jour que moi, un volontaire guadeloupĂ©en complĂštement timbrĂ© qui a fini par ce faire virer 2 semaines plus tard et un Ă©tudiant irlandais toujours planquĂ© dans sa chambre.

Les premiÚres semaines on apprend à s'intégrer dans sa nouvelle vie. Cela passe par la simple intégration au sein du projet et des personnes qui gravitent autour de vous, aux habitudes typiques du pays comme les horaires de fermetures des magasins en passant par l'inscription auprÚs de la biblio. pour avoir un accÚs gratuit à internet.

Ah!, j'oubliais une chose importante. les premiÚres semaines sont des semaines "tests" au niveau de la nourriture que tu achÚtes. Surtout quand on parle de bouffe anglaise. Tu tentes des trucs qui ont l'air bons mais qui ne le sont pas du tout et vis et versa. AprÚs quelques temps d'adaptation culinaire, tu ne fais plus l'erreur d'acheter des petits pois gros comme des boules de pétanque avec un arriÚre goût de menthe. Et ce n'est qu'un exemple!!!.

LE QUOTIDIEN:
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Mais Belfast n'est pas une ville si marrante que ça. Il y a eu 30 ans de guerre civile entre les protestants et les catholiques, mĂȘme si c'est avant tout une guerre de territoire et de culture. Et il y a encore quelques "petits problĂšmes" de temps en temps. La haine de l'autre est encore trĂšs ancrĂ©e dans les mĂ©moires. MĂȘme des plus jeunes car ils sont facilement Ă©duquĂ©s dans cette direction. Mais heureusement ça tend Ă  s'amĂ©liorer. LĂ -bas, on sait parfaitement si l'on est dans un quartier protestant ou catholique.

Ce n'est pas compliqué, il suffit de voir les drapeaux irlandais d'un coté et anglais de l'autre et les trottoirs peints aux couleur du pays que l'on soutient. Mais le plus impressionant reste les "murals" qui sont des peintures murales que l'on trouve un peu partout et sur lesquelles on exprime des revendications politiques, une appartenance à tel ou tel groupe paramilitaire ou alors une fierté culturelle.

Parlons travail. J'ai donc travaillé pendant 8 mois avec l'association Bryson House, qui organise pas mal de projets dans le milieu culturel et social: aide aux personnes agées, réinsertion, aide au retour à l'emploi, formations. Il y avait aussi des projets de recyclage, de sensibilisation à l'environnement...

J'ai travaillé sur un projet de réinsertion pour des chÎmeurs dans des travaux liés à l'environnement. On faisait du travail sous serres(rempotage, confection de bacs à fleurs pour les communautés...) de la rénovation de sentiers, de la plantation d'arbres avec l'aide des écoles primaires...

Je travaillais de 9h30 Ă  16h30 tous les jours sauf le vendredi oĂč je finissais Ă  12h30. On ne peut pas dire que que ce soit de longues journĂ©es!!!
Au niveau de ma vie quotidienne Ă  Belfast, mise Ă  part le travail, je peux vous dire que j'ai fait plein de choses! J'ai rencontrĂ© un tas de gens, je me suis baladĂ© partout en Irlande et mĂȘme en Angleterre.

Ca fait bizarre de voir la diffĂ©rence entre le dĂ©but de mon SVE oĂč l'on prend ses marques et oĂč l'on s'ennuie un peu parce qu'on ne connait pas grand monde. Et on finit par rencontrer dans la rue, comme je l'ai fait, des français qui partaient au boulot. Ils vous invitent Ă  boire un cafĂ© chez eux, puis de lĂ ,vous rencontrez d'autres personnes qui vous invitent Ă©galement.

Et au bout d'un mois vous connaissez déjà 20 bonnes personnes. La plupart des gens avec qui j'ai passé le plus clair de mon temps étaient des assistants en langues. Bref ils assistaient des profs dans les écoles de Belfast. Ils venaient de France, Italie, Espagne, Mexique, Chili, Colombie, Allemagne... J'ai rencontré des irlandais aussi, ne vous inquiétez pas!!.

Alors entre les volontaires qui habitaient chez moi ( m'ont rejoint une autrichienne, une espagnole, une polonaise et un tchÚque) les volontaires rencontrés lors des "trainings week end" et les assistants, je peux vous dire que j'ai été invité trÚs trÚs souvent. Ca va du simple café chez les uns à la grosse soirée dans la baraque avec 50 personnes, en passant par les pubs. On a également organisé des petites virées à Galway, Dublin, les cÎtes littorales nord de l'ßle, Derry ( lieu du Bloody Sunday), Liverpool et Manchester par le ferry...

P'TITE CONCLUSION:
+++++++++++++++++++++++

Bref, je ne me suis pas ennuyé1 seconde les 7 derniers mois!!!! Il est assez difficile de transcrire toutes mes expériences et mon vécu à Belfast... C'est vraiment quelque chose qui se vit: l'ambiance les rencontres...Ces petites choses qui n'ont l'air de rien mais qui pourtant au bout du compte ont largement contribué à la qualité de ma vie au quotidien et donc contribué à la réussite de mon SVE.

C'est incroyable la quantitĂ© de choses que j'ai pu apprendre lĂ -bas. Tout cela s'est fait au jour le jour, comme un travail de fond. J'ai appris Ă©normĂ©ment de choses sur les autres et sur moi-mĂȘme. Je savais avant de partir que j'avais un minimum d'ouverture d'esprit, d'indĂ©pendance, d'envie de partir Ă  l'aventure.

Et quand on y est, et bien on se fait tout simplement plaisir. J'ai fait face aux problÚmes, parce que de toute façon je n'avais pas le choix. Et on se rencontre qu'il y a des choses qui ne sont pas si insurmontables que ça, ou si difficiles à faire.

Je ne dis pas que tout devient facile et que l'on peut se permettre de faire et d'entreprendre tout ce que l'on veut. J'ai eu des problÚmes, des obstacles, des jours avec et des jours sans. Mais on apprend également de ces expériences là.

En fait on finit par les positiver et lorsque je prends du recul vis Ă  vis de ce que j'ai vĂ©cu, je me rends compte que si tout avait Ă©tĂ© parfait pendant 8 mois, sans le moindre petit problĂšme et bien il y aurait peut ĂȘtre eu ce petit truc en moins. un petit peu moins de profondeur. Je ne sais pas si vous me suivez....

Bref je ne regrette rien du tout de cette incroyable expérience. J'espÚre que les personnes qui voudraient faire un SVE et qui hésitent encore ou qui trouvent ça laborieux et fatigant de faire les démarches pour y arriver (CV en anglais, lettre de motivation, préparation, organisation...)de foncer au maximum. Ce n'est que peu de choses au regard de l'expérience que vous allez vivre.

Nicolas

26 sept. 2002
lauraFrance /France

je suis laura,Romanie;volunteer 9mois in Vaunieres,Haute-Alpes etc...

8 janv. 2000
MichaelRoyaume-Uni /United-Kingdom

CVNI en IRLANDE DU NORD (ULSTER)

AprÚs une année de faculté sans grande importance, j'ai décidé de partir découvrir l'Irlande du Nord (un pays que je voulais absolument connaitre) grùce au SVE pendant une durée de 10 mois.

J'Ă©tais Ă  Bangor, Ă  20 kms de Belfast et je travaillais avec CVNI (Conservation Volunteers Northern Ireland) qui Ă©tais basĂ© sur l'environnement et la rĂ©implantation des arbres en Irlande du Nord. Nous avons travaillĂ© sur plusieurs sites en Ulster (essentiellement Ă  l'extĂ©rieur), ce qui m'a permis de dĂ©couvrir du pays. J'Ă©tais dans une maison en plien centre-ville avec 4 autres volontaires (1 autrichienne, 1 luxembourgeoise, 1 française et 1 nĂ©o-zĂ©landais) avec qui nous partagions la mĂȘme maison et le travail.

Etant donné que je suis rugbyman, j'ai tout de suite trouvé de quoi faire ici et j'ai pu avoir beaucoup de contacts. Nous avons fais pas mal de sorties et de soirées etc... Malgrés les "troubles" ici, l'ambiance reste excellente et il y a de quoi sortir et profiter pleinement de tout grùce notament aux nombreux Pubs du pays.

5 sept. 2002
LastasFrance /France

N'as pas beaucoup d'experiences que je deja ai.

20 juin 2007
LinnéaFrance /France

Hej et Bonjour!
Je m'appelle LinnĂ©a, je suis suĂ©doise et je suis volontaire Ă  l'auberge de Jeunesse de Lorient pour un projet envorinnemental. Si vous ĂȘtes dans les alentours, n'hesitez pas de me contacter. SVE:s, connectez-vous!

15 juin 2003
StéphanieEspagne /Spain

Salut tout le monde

Alors voilĂ  moi je suis partie en Espagne, au dĂ©part pour travailler avec des jeunes en difficultĂ©s sociales avec la Croix Rouge Espagnol. Mais bon c'est l'Espagne alors mon projet n'existait pas vraiment. Je n'ai pas travaillĂ© pendant 2 mois, ça Ă©tĂ© un peu chaud mais comme je savais pourquoi j'Ă©tais lĂ  et Ă  force d'insister, j'ai quand mĂȘme rĂ©ussi Ă  me construire un projet.

Donc voilà finalement j'ai fait de l'accompagnement social avec des personnes ùgées, des aveugles, des handicapés etc... C'était pas trop ce que j'avais espéré mais je me suis bien éclatée.

Aujourd'hui je suis rentrĂ©e depuis presque 2 ans dĂ©jĂ  et mon sve est toujours jusqu'Ă  ce jour la plus belle expĂ©rience de ma vie. J'ai rencontrĂ© des tas de personnes excellentes, on a fait la fĂȘte, on a voyagĂ© dans toute l'Espagne et au Portugal. C'est une chance unique le SVE, il y a aussi des passages trĂšs difficile bien sĂ»r, sinon ça serait trop facile, mais c'est Ă  faire.

Le trajet est parfois semé d'embuches pour arriver sur son projet à l'étranger mais battez vous, ça vaut vraiment le coût. Pour certaines personnes le SVE devient une expérience super importante pour leur vie professionnelle. Je ne crois pas que ça soit toujours le cas. Moi par exemple aujourd'hui je suis toujours en galÚre de taf. C'est important de bien choisir son projet.

Voilà n'hésitez pas à m'écrire. Ca sera vraiment un plaisir de vous faire partager mon voyage. Et au passage si vous pouviez me trouver une petite place dans vos valises...

Hasta Luego
Bon Courage
Fanny

2 déc. 2002
SéverineGrÚce /Greece

Mon SVE ne date pas d’hier car j’ai fait partie des premiers volontaires europĂ©ennes, il y a 6 ans dĂ©jà
 J’ai donc passĂ© 8 mois en GrĂšce, Ă  ThĂšbes, Ă  80 km d’AthĂšnes.

Comme pour tous les projets grecs, l’organisation n’était pas parfaite et la mission un peu longue Ă  dĂ©marrer. Ma structure d’accueil, DEKKAE, Ă©tait une sorte de Maison des Jeunes mais j’étais plus rattachĂ©e au service environnement de la MunicipalitĂ©.
Mes missions : collecte des papiers pour le recyclage, plantation d’arbres, collecte des olives, participation Ă  la construction d’un Ă©tablissement bio climatique (projet abandonnĂ©), animations pour sensibiliser les enfants au recyclage, animations culturelles et sportives locales


Le travail manquait un peu mais d’un autre cĂŽtĂ©, il y avait le pays et la langue Ă  dĂ©couvrir ainsi que la vie en communautĂ© car je vivais dans l’auberge municipale avec 11 autres volontaires venant des 4 coins de l’Europe : un beau mĂ©lange culturel multilingue et de nombreux souvenirs. J’ai encore des contacts avec certains.

Ce fut une expérience extraordinaire et inoubliable.

A mon retour, le SVE m’a permis de trouver rapidement un emploi dans l’animation au sein d’une MJC et d’un Point Information Jeunesse. Je suis toujours restĂ©e trĂšs attachĂ©e aux programmes europĂ©ens et je vais devenir prochainement Relais-local, personne ressource du Programme europĂ©en.

Quant à la Grùce, j’y retourne tous les 2 ans, c’est un peu comme un pùlerinage
 car ce pays, je l’adore.

Séverine
SVE en GrĂšce
Septembre 97/mai 98

26 sept. 1997
VeroniquePortugal /Portugal

ola! para as pessoas desta pagina!e chamo-me veronique
bonjour a tous , moi je suis aussi une ancienne volontaire de 8 mois , deja !
En effet , je suis parti d' Agueda en septembre 2002 avec la tete remplie de souvenirs et le coeur triste .
Triste de partir mais a la fois heureuse d'avoir vecu une telle experience !
j' ai donc passe un an (2001-2002)au Portugal , dans une petite ville s' appelant Agueda et une association geniale : d'Orfeu .
Agueda se trouve dans le Nord du Portugal pres d' Aveiro , pour ainsi dire; proche de la mer et entouree d' une chaine de montagnes ( serra de estrellas )

Si je suis parti au Portugal , ce n'etait pas pour le pays mais plus pour le projet /et au final les deux m'ont plu !
Je me suis investi pendant 1 an dans une association culturelle , ouverte aux concerts , au theatre , a des ateliers ou workshops de musique , des rencontres et festivals de musique traditionnelle , des recontres d' artistes europeens ...
Tant de choses , qu' il est difficile de tout enumerer!
Mes taches quotidiennes au sein de l' asso : participer au montage des scenes de concerts , gerer la bibliotheque avec saisis , photographier , filmer les spectacles , aider au bar , et... dynamiser entant qu' etrangere la vie associative.
J'ai donc monte avec une volontaire polonaise , Natalia , tout une serie d' activites : une session cinema , avec projection dans le bar , une programmation de concerts dans le bar , nous avons aussi peint les murs de l' asso , et organiser une recontre de volontaire (sve ) du Portugal .
Voila en resume pour les activites ...

a la question : et si c'etait a refaire ?Je reponderai automatiquement :OUI!
Grace a ce sve/j' ai d' abord appris une magnifique langue :le portugais , j' ai decouvert un pays splendide , des gens genereux et tres conviviaux !
j' ai aussi l' impression d' avoir pris du poil de la bete!
d' avoir un peu plus muri !
Mais surtout ce sve la , me permet aujourd'hui de mieux savoir ce que j' aimerai faire dans l' avenir. Le sve te defini et defini ton avenir

J'ai tellement de chose a dire , mais c'est pas evident , je n'ai pas assez de temps pour ça , malheuresement !

Mais la saudade(nostalgie) du pays , des gens , dela vie la bas , me donne aujourd'hui la forte envie de faire un capital avenir !

Anabela , Oscar , Paulo , Marisa , Jorge , Roberto , Bitocas , Luis , Nisa , Bruno , Jonny ,Maria ...casa de rio , o jonny, casa de d' orfusao ... ça me manque !!!

ate ja o Portugal e saudade !

1 sept. 2001
KatjaFrance /France

Mille et Une Sciences !

Je m'appelle Katja, je suis allemande ;

je suis venue en SVE dans le département du RhÎne pour participer à l'opération "Mille et une sciences".

Cela peut paraĂźtre curieux puisque la science n'est pas un thĂšme du SVE, et pourtant !.. Je vais vous raconter...

Je termine mon SVE en août 2002.

7 déc. 2001
OliviaFinlande /Finland

Bonjour, je m’appelle Olivia et j’ai passĂ© 10 mois en Finlande en tant que Volontaire EuropĂ©enne. Et bien si vous voulez savoir ma vie en a Ă©tĂ© bouleversĂ©e ! J’étais dans un petit village de la cĂŽte ouest nommĂ© KĂ€lviĂ€ et j’y ai Ă©tĂ© accueillie Ă  bras ouverts bien que ce village soit rĂ©putĂ© comme ĂȘtre le plus Ă©trange de Finlande. Je travaillais dans un CollĂšge-LycĂ©e et j’étais chargĂ©e de faire connaĂźtre la culture et la langue française ainsi que d’apporter quelques notions de « culture europĂ©enne » Ă  ces chĂšres petites tĂȘtes blondes. Le fait est que ça a tellement bien fonctionnĂ© qu’à la fin de l’annĂ©e j’avais des cours jusqu’à 70km du village ! C’était variĂ© et passionnant. Ça allait de simples cours de français Ă  l’organisation d’une expo ou d’une fĂȘte oĂč des SVE de 4 pays diffĂ©rents Ă©taient prĂ©sents.
Bien sĂ»r Ă  cĂŽtĂ© du travail il y avait la vie de tout bon SVE, c’est Ă  dire « fĂȘtes, voyages, fĂȘtes, voyages, fĂȘtes
 ». Et le fait de connaĂźtre des gens tellement diffĂ©rents est si enrichissant d’un point de vue personnel. On se remet en question souvent, c’est vrai, et je pense que c’est comme ça qu’on avance dans la vie. C’est ça qu’on appelle grandir !
Contrairement Ă  d’autres volontaires je ne peux pas dire que ce sont les difficultĂ©s qui m’ont fait grandir car Ă  dire vrai j’ai eu beau chercher je n’ai trouvĂ© quasiment aucun aspect nĂ©gatif Ă  mon SVE. C’est juste le contact permanent avec des gens d’autres cultures qui m’a apportĂ© tellement.
Et puis bien sĂ»r la mentalitĂ© finlandaise y est aussi pour quelque chose. Et il faut dire : c’est si agrĂ©able d’avoir le droit de ne pas parler quand on a rien Ă  dire ! Ça Ă©vite toute situation gĂȘnante.
Et au niveau des coutumes et patrimoine je ne parlerai mĂȘme pas des « makkara, poro, hirvi, pain noir, lac, neige, et sauna » les larmes me viennent dĂ©jĂ  aux yeux rien qu’à les Ă©voquer J
En bref, je ne me suis jamais sentie aussi « at home » qu’en Finlande. Peut-ĂȘtre irai-je y finir mes vieux jours
 J En attendant : VIVA SUOMI !

2 août 2002
simeonGrĂšce /Greece

L'année derniÚre j'ai eu la chance inespérée d'avoir été sélectionné parmis les nombreux candidats en aquitaine, pour effectuer un SVE. Ainsi je suis partis pendant 7 mois en GrÚce, de mai à novembre 2002, participer à un projet sur la protection et la conservation des ours ainsi que de leurs habitats. J'ai travaillé avec l'association Arcturos dont le siÚge est à thessalonique. Nous étions 6 volontaires et nous avons été affecté dans deux secteurs différents : le massif du Rodope au N.E. du pays et dans les montagnes de gramos au N.O..
Nos activités étaient diverses : radio-tracking qui permet de localiser les ours afin de mieux les protéger, recherche d'empreintes d'ours pour avoir une estimation de la population, comptage de véhicules pour connaitre la fréquentation des touristes et chasseurs dans les zones habitées par les ours ainsi que des tùches plus manuelles.
La motivation principale qui m'a donné envie de partir était de découvrir d'autres horizons, un autre pays ainsi que tout ce qu'il peut recéler. Mais je ne voulais pas non plus partir en tant que simple touriste, je voulais allier travail et plaisir. Etant depuis tout jeune un passionné de la nature, j'ai trouvé ce projet qui correspondait vraiment à mes attentes.
Pour moi cette expérience m'a été bénéfique sur plusieurs points, d'abord professionnellement car j'ai pu apprendre un nouveau métier, celui de "field tracker" et développer mes connaissances naturalistes. D'un point de vue social cette expérience m'a permit de développer mon sens de la communication et de renforcer ma confiance en moi. Enfin d'un point de vue culture personnelle car j'ai pratiqué une autre langue, découvert de nouveaux paysages, vivre des traditions et des coutûmes trés différentes de ce que l'on peut vivre en France.
La GrÚce est un tout petit pays , 5 fois plus petit que la france mais c'est un concentré de beaux paysages et de villages typiques trés attrayants.
Je souhaite à tout le monde de vivre une expérience similaire car on en ressort incontestablement transformé et grandit.

1 mai 2002
DesireeFrance /France

18/02/04
Salut! C'est Désirée, je suis une ancienne sve actuellement revenue en France. Maintenant je travaille pour l'association qui m'avait accueilli pour mon sve. Il s'agit d'une radio associative et on travaille avec des personnes handicapés et des enfants. On est à Plumelec, un tout petit village du Morbihan, en Bretagne, à 30 Km. de Vannes.
J'aimerais bien rencontrer des sve des nouveaux et des anciens.
En plus je voudrais savoir s'il y a des personnes interessées à participer à la radio; pour le 15 mars on prépare un spécial sur l'interculturelle, et on aimarait bien avoir des témoignages sur d'autres pays.
A bientĂŽt!!!

28 févr. 2003
VincentAllemagne /Germany

Voilà le long résumé d'une expérience formidable. J'ai toujours le mouv et l'envie de rencontrer des volontaires ou participer à des actions, faites moi signe!

Classiquement, aprĂšs quelques mois, j’ai rĂ©alisĂ© que je ne pouvais pas m’épanouir Ă  la fac. J’ai donc dĂ©cidĂ© d’arrĂȘter totalement pour me laisser du temps pour faire ce que je voulais, des chantiers ou rencontres avec des groupes Ă©trangers. J’ai participĂ© par hasard Ă  un sĂ©minaire avec une association allemande qui envoie de jeunes volontaires allemands en service de paix. C’est grĂące Ă  eux que j’ai connu le SVE. TrĂšs vite j’ai contactĂ© l’association d’envoi Calliope Ă  Grenoble. Nous avons discutĂ© du fonctionnement du SVE, des raisons pour lesquelles je voulais partir; le sĂ©rieux du programme m’a convaincu et Ă  rassurĂ© mes parents (tache pourtant difficile). J’ai choisi l’Allemagne car j’y suis allĂ© Ă  deux reprises, un Ă©change scolaire et une fois en inter rail ; je fais parti d’un assez grand nombre de jeunes germanisants qui ont un grand intĂ©rĂȘt pour la culture allemande et y ont de nombreux contacts. Je parlai dĂ©jĂ  la langue mais avais des difficultĂ©s Ă  l’écrit. AprĂšs la difficile rĂ©daction de lettres ,j’ai reçu une rĂ©ponse du Thalia Theater Ă  Halle. Le dernier jour de la date butoir, nous avons signĂ© les dossiers sans que je connaisse vraiment la structure, mais avec beaucoup d’enthousiasme.

La formation au dĂ©part fut organisĂ©e toujours par Calliope, nous Ă©tions une quinzaine de futurs volontaires. Nous avons rĂ©glĂ© les derniĂšres questions techniques (assurance santĂ©, argent de poche, etc.), prĂ©sentĂ© nos projets. Nous avons pu dĂ©couvrir les diffĂ©rentes motivations des participants. Nous avons parlĂ© de l’Europe et du sens que l’on pouvait donner Ă  notre action. Surtout, nous Ă©tions un groupe de Voyageurs Ă  quelques mois de leur grande expĂ©rience, l’échange fut trĂšs motivant et m’a vraiment mis en confiance.

L’étĂ© passa vite, assez de temps pour commencer Ă  imaginer, Ă  se reprĂ©senter et l’attente du dĂ©part se fait sentir.

AprĂšs 14h de bus, un petit accident ,je suis arrivĂ© le 1er septembre Ă  Leipzig alors que se dĂ©roulait une manifestation nĂ©onazie en face de la gare (Willkommen!). Puis Halle, accueilli Ă  la gare par mes deux colocataires, un peu fatiguĂ© ,un peu choquĂ© aussi. Heureusement, il faisait beau et tout le monde en profitait pour prendre un dernier bain de soleil avant l’hiver. Les deux premiers jours,je me suis reposĂ© ,commencĂ© Ă  visiter et j'ai rencontrĂ© Anna ,la seconde volontaire du projet. Elle est suĂ©doise et a mon Ăąge. Nous avions tous les deux peu d’informations sur le théùtre, elle n’était mĂȘme pas au courant deux semaines auparavant.

Donc notre grand dĂ©but fut le lundi Ă  8h au thĂ©atre Pour moi ça a Ă©tĂ© une grande dĂ©couverte car je connaissais trĂšs peu le monde du thĂ©atre auparavant. Nous avons rencontrĂ© notre tutrice, Katrin, elle nous a prĂ©sentĂ© le théùtre et notre tĂąche: elle Ă©tait l’organisatrice du festival Hundstage qui se dĂ©roulait Ă  la fin du mois de septembre.Elle nous Ă  trĂšs bien accueillie et nous Ă  intĂ©grer au théùtre, bien qu’elle y soit extĂ©rieure. Katrin Ă©tait lĂ  spĂ©cialement pour organiser le festival et est restĂ©e un peu plus pour faire le bilan.

Le Thalia Theater
Le Thalia Theater est l’un des plus important thĂ©atre pour l’enfance et la jeunesse en Allemagne. Pendant les annĂ©es commmunistes de l’est, il y avait de nombreuses structures qui encadrait la jeunesse dans le sport la culture, la vie en groupe, le Thalia vĂ©cu pendant des pĂ©riodes troubles des annĂ©es 60 Ă  notre Ă©poque. Pendant notre SVE, leur vrai salle Ă©tait en rĂ©novation, nous avons occupĂ© un ancien magasin style annĂ©es 60 avec un grand escalier, sur trois Ă©tages, des baies vitrĂ©s donnant sur la place principale d’Halle. Il a Ă©tĂ© libĂ©rĂ© mi-septembre, ce qui nous laissait dix jours pour transformer un vieux magasin en mauvais Ă©tat en un lieu de festival et d’expostions. Puis un mois pour le transformer en salle de spectacle multi-fonction.Le Thalia compte autour de 60 employĂ©s fixes et beaucoup d’intervenants temporaires.Ils produisent plusieurs piĂšces par saison et proposent beaucoup d’activitĂ©s théùtres. Le théùtre travail avec les Ă©coles, elles viennent voire des piĂšces ou participer Ă  des ateliers thĂ©atre. Le Thalia organise aussi des projets Ă  l’annĂ©e avec des groupes d’enfants ou d’adolescents et proposent beaucoup d’animations tout au long de l’annĂ©e.

Pendant le mois de septembre, nous avons aidĂ© Katrin a la mise en place du festival, collages d’affiches, interviews avec les journaux et radios ,organisation de l’hĂ©bergement pour les compagnies, organisation des salles. Ca m’a permis de dĂ©couvrir les diffĂ©rentes facettes de l’organisation d’un festival de thĂ©atre, savoir ĂȘtre le rĂ©fĂ©rant pour divers problĂšmes, ĂȘtre une personne de communication et de rĂ©action. Il y avait beaucoup de travail, ça nous a permis de vite nous intĂ©grer le théùtre, bien que personnnes ne comprenaient vraiment la raison de notre prĂ©sence. Le journal local avait d’ailleurs fait un papier sur nous: ”une SuĂ©doise et un Français se rencontrent Ă  Halle par le biais d’internet” , un peu genre racoleur. Le festival approchant, nous avons vite fait connaissance avec le reste du théùtre et toutes les personnes tournant autour.

Pendant le festival nous avons essentiellement travailler au bar , au point info et Ă  l’exposition. Je me suis Ă©galement occupĂ© d’une compagnie italienne qui jouait un spectacle en français, j’ai fait un peu de traductions entre les organisateurs et la troupe. Ils Ă©taient trĂšs interressants , ma premiĂšre rencontre et travail en direct avec une troupe de thĂ©atre. J’ai pu voire de nombreuses productions de diffĂ©rents styles, pays ,langue, comme je n’en avais encore jamais vu auparavant. Les spectacles se passaient dans diffĂ©rents sites, animaient la ville quatre jours durant. De l’intĂ©rieur, c’est une grande aventure , une aventure collective ou plus d’une centaine de personnes crĂ©ent un Ă©vĂšnement ensemble. Il y a beaucoup de compagnies Ă©trangĂšres, beaucoup d’échanges.

Le festival Ă  peine terminĂ©, nous somme partis Ă  Walberberg, dans un petit village dans la banlieue de Cologne, dans une Jugendakademie (centre pour jeunes) pour participer a notre sĂ©minaire d’accueil. Le centre d’accueil Ă©tait vraiment confortable avec de la vraie nourriture allemande.Le groupe Ă©tait encadrĂ© par quatre animateurs; il y avait bcp de Français, d’Hongrois et six autres nationalitĂ©s. LĂ  encore, tradition oblige, la pĂ©dagogie Ă©tait trĂšs pensĂ©e, aprĂšs avoir vĂ©cu en groupes avec des allemands,j ‘ai pu remarquer qu’il dĂ©veloppe une pĂ©dagogie de groupe poussĂ©e qui peut franchement Ă©tonner. Nous avons fait pas mal d'activitĂ©es, de causeries, quelquefois approchant le spirituel.

Halle an der Saale
Halle est une ancienne ville industrielle, en ex-Allemagne de l’Est, Ă  1/2heure de Leipzig.Comparable Ă  quelques citĂ©s miniĂšres du Nord de la France, Halle a connu une sortie d’ùre industrielle difficile. DĂ©tenant maintenant le record europĂ©en du solde migratoire nĂ©gatif le plus haut, c'est une zone rĂ©pulsive. Donc du chĂŽmage (20%) ,pas d’investissement ,une citĂ© comme on en connait tant ou la population immigrĂ©e est stigmatisĂ©e, les habitants du quartier ”Froh Zukunft” (Joyeux avenir) qui se disent qu’il n’y a pas de limites au cynisme. Halle, ex-grande ville de l’est s’enfonce doucement. Avant de venir, tous les allemands que j’ai rencontre m’on dit ”quoi, tu vas Ă  Halle, et tu as choisi en plus!”. Evidemment, tous ces points nĂ©gatifs, inutile de se voiler la face, on les voit dĂšs que l’un sort et que l’on rencontre des gens, cela fait partie du quotidien. Mais comme dans toute citĂ©, il y a une volonte de vivre ensemble de la part de certains, d’essayer d’avancer bien que cela soit difficile. Heureusement, il y a de nombreux Ă©tudiants, qui profitent de logement et train de vie peu cher et d’ une offre culturelle importante qui font vivre la ville. Bref il faut s’imaginer que travailler dans un thĂ©atre dans une ville comme celle ci, c’est un combat, mais ça apporte Ă©normĂ©ment.

A notre retour de sĂ©minaire, on nous a demandĂ© ce que nous voulions faire, sachant qu’il y avait du travail de partout: j’ai choisi d’ĂȘtre technicien. Notre travail principal Ă©tait de construire des scĂšnes et des gradins. Nous aidions aussi les dĂ©corateurs aux gros oeuvres, nous avons prĂ©parĂ© l’espace pour diffĂ©rents Ă©vĂšnements (concerts, confĂ©rences de presse, activitĂ©s pĂ©dagogiques). Mais comme je l’ai dit, le lieu Ă©tait assez spĂ©cial, dans ce magasin, les piĂšces Ă©taient jouĂ©es Ă  diffĂ©rents endroits, quelquefois utilisant une petite partie de l’espace, quequefois le magasin entier. De mĂȘme une piĂšce s’est jouĂ©e dans le centre commercial, une autre dans le tramway et dans la ville. Cela tient d’une volontĂ© Ă  animer, occuper l’espace de la ville Ă  des fin thĂ©atrales, ĂȘtre prĂ©sent. Enfin, Les techniciens jouaient un role souvent visible souvent dans les piĂšces, nous travaillions ainsi avant, pendant et aprĂšs les reprĂ©sentations. Nous avions relativement peu de moyens, j’ai appris Ă  me dĂ©brouiller de bric et de brac. J’ai fait tellement de choses diffĂ©rentes, ça a Ă©tĂ© pour moi un enrichissement quotidien au niveau des savoirs faire. Un peu déçu de ne pas ĂȘtre au son et Ă  la lumiĂšre j’ai quand mĂȘme pu apprendre un peu.
Ma plus grande expĂ©rience fut la production ”das Gauklermarchen”. J’ai participĂ© Ă  la prĂ©paration de deux semaines avant la premiĂšre ,puis preque Ă  toutes les reprĂ©sentations. Cette piĂšce etait jouĂ©e en l’air: les comĂ©diens portaient des baudriers d’alpinisme et Ă©taient assurĂ©s par les techniciens. Qelques objets Ă©taient suspendus sur les quels les comĂ©diens se perchaient, je conduisais la machine qui faisait monter et descendre ces objets. Les deux semaines de rĂ©pĂ©titions furent tres stressantes, les scĂšnes furent changĂ©es plusieurs fois, la production Ă©tait dirigĂ©e par la nouvelle intendante du théùtre (=tensions) et la piĂšce n’était pas au point. J’ai connu le stress de la premiĂšre, la libĂ©ration durant la fĂȘte de la premiere, cette production m’a permis d’ĂȘtre totalement intĂ©grĂ© dans le théùtre, grĂące aux explications du mise en place d’une production par le producteur assistant. Ca restera mon expĂ©rience la plus forte vĂ©cue au théùtre

J’ai eu une vie grandiose pendant 6 mois. C’est Ă  dire que vivant seul dans un pays Ă©tranger, faire ce que je voulais ,totalement libre. J’ai pu faire une overdose de lecture ,beaucoup Ă©crire Ă  mes proches, essayer de rĂ©soudre ce que l’on ne peut pas quand on est trop prĂȘt. On a un peu voyagĂ©, quelquefois Ă  Berlin, un week end Ă  Prague et mon premier voyage en SuĂšde. J’ai aussi passĂ© une partie de mon temps Ă  apprendre sur la SuĂšde et son peuple, dĂ©but d’une longue Ă©tude toujours en cours. J’ai appris la culture allemande, essayer d’avoir une image de l’Allemagne et des Allemands, par des dĂ©tails, des histoires personnelles interressantes; j’ai rĂ©ussi Ă  comprendre pourquoi l’Histoire pĂšse toujours autant dans leurs vies. On ne peut que se fixer qu’une vue puzzle sur un peuple. MĂȘme si on peut Ă©noncer quelques vĂ©ritĂ©s (je me mĂ©fie du mot), sur le mode de vie allemand, sur les caractĂšres des allemands. Evidemment, je n’ai pas seulement observer, j’ai rencontrĂ© beaucoup de monde, j’ai put me lier d’amitiĂ© avec certains.

Mais ma plus grande dĂ©couverte fut le théùtre. Evidemment, nos horaires suivaient les reprĂ©sentations, donc on travaillait beaucoup le soir, quelquefois il y avait vraiment du travail, travail de nuit le week end, travail de nuit durant la semaine ; mais aussi quelquefois rien Ă  faire. Je me suis assez bien adaptĂ©au rythme, venant plus que nĂ©cessaire, le théùtre Ă©tant devenu ma seconde maison. C’est le fonctionnement du théùtre qui m’a le plus fascinĂ©: comment faire marcher cette grande sociĂ©tĂ©, qui est censĂ©e avancer dans la mĂȘme direction en Ă©vitant affrontements et dĂ©chirements (ou en essayant de les rendre constructifs).De nombreux savoir faire sont mise en place (de la gestion Ă  la constuction de dĂ©cor) tous dans le but de la crĂ©ation thĂ©atrales et Ă  sa gestion. Pour arriver Ă  un rĂ©sultat le meilleur , on peut passer par des chemins diffĂ©rents , les dĂ©bats sont durs. Il y a plusieurs mĂ©tiers, avec des hiĂ©rarchies plus ou moins distinctes et des personnes extĂ©rieurs qui rendent le problĂšme encore plus difficile. Une personne peut arriver Ă  couler une production ou mĂȘme le théùtre entier. J’ai mis beaucoup de temps Ă  dĂ©mĂȘler les rapports de force, Ă  savoir comment le théùtre est organisĂ©. Je faisait partie des techniciens, ces personnages grognards, les ”prols” qui passait une bonne partie du temps Ă  la Kantine ensemble et Ă  siroter quelques biĂšres aprĂšs le boulot. Quelques uns parlaient le dialect du coin, language qui est devenu en parti accessible aprĂšs trois mois d’écoute. Certaines personnes passaient leur vies dans ce théùtre et s’y engageaient pleinement; il y avait de nombreux jeunes comĂ©diens autrichiens qui faisaient leur dĂ©but dans ce théùtre, relativement plus simple Ă  jouer que le théùtre pour adulte. Puis beaucoup de personnes extĂ©rieur :metteur en scĂšne, comĂ©diens, artisans en tout genre pour les constructions et mĂȘme un vĂ©tĂ©rinaire qui s’occupait d’un acteur phare du thĂ©atre: Eddie le cochon.

Enfin nous sommes allĂ©s Ă  un sĂ©minaire dĂ©but janvier, sĂ©minaire court avec un petit groupe qui ne m’a pas apportĂ© beaucoup, je n’ai put le suivre jusqu’à la fin car il y avait une reprĂ©sentation. Les deux derniers mois passĂšrent vraiment trĂšs vite. La derniĂšre soirĂ©e, nous avons eut des cadeaux de nos collĂšgues, puis il y avait une fĂȘte pour une premiĂšre, sur une pĂ©niche. Les au revoirs se sont fait en fanfare, le dĂ©part fut un peu plus dure, si difficile de fermer une phase si heureuse et dĂ©terminante de ma vie.

Cette expĂ©rience ne s’est pas terminĂ©e Ă  mon retour , fin fĂ©vrier.Aujourd’hui , en septembre, elle se prolonge dans diffĂ©rents aspects, mon intĂ©rĂȘt pour le sve n’étant toujours pas retombĂ©. J’aide Ă  la promotion du sve et essaie de rencontrer des volontaires. J’ai put approfondir mes connaissances de ce programme grĂące au contact et au travail avec Calliope et toujours quand ce fut possible, des personnes qui gĂšrent le sve. Ces regards m’ont aidĂ© Ă  construire le mien, il est devenu plus globale, internet m’a donnĂ© des informationssur le sve , les politiques de jeunesse en Europe et de texte politiques sur la jeunesse. Ces sept mois furent aussi le temps de prendre de la distance , savoir ce que le sve m’a apportĂ©.

Le sve a Ă©tĂ© une grande expĂ©rience. Je n’était pourtant pas tellement pro-europĂ©en auparavant. En construisant ce programme, les institutions ont donnĂ© aux jeunes une chance formidable d’éduction non formelle et s’est donnĂ©e une chance de faire naitre une citoyennetĂ© europĂ©enne. AidĂ© par une mobilitĂ© des jeunes toujours progressante, et aussi par d’autres programes europĂ©ens,lesjeunes voyagent,se rencontrent, apprennent Ă  se connaĂźtre.
Mais plus que toute autre programme, le sve permet de connaitre, d’englober une rĂ©alitĂ© socio-Ă©conomique, comme j’ai rĂ©ussi Ă  comprendre le théùtre. De mĂȘme, travailleurs et publics des structures accueillant un volontaires sont touchĂ©es dans cette expĂ©rience, souvent Ă©tonnĂ©es de connaitre cette forme de solidaritĂ© europĂ©enne.

Inexorablement, cette gĂ©nĂ©ration gardera le souvenir de cette expĂ©rience, qu’elle fut bonne ou mauvaise. Nous sommes nombreux Ă  vouloir regarder plus loin, une volontĂ© de mĂ©lange, de pouvoir prendre du meilleur des autres et donner de soi. Nous avons aussi de nombreuse valeurs communes, le volontariat fut le choix de prendre une annĂ©e solidaire, ce n’est pas un acte gratuit.

1 sept. 2001
HYNERYLLituanie /Lithuania

Coucou a toutes et a tous, je me presente Chris je viens de Port de Bouc a cote de Marseille, et je bossais en tant que V.E. entre Avril 2004 et Avril 2005 a Vilnius, Capitale de la Lituanie. Dans mon projet de SVE, je devais m'occuper d'enfants adolescents en difficultes sociales et/ou familiales pour causes de l'usage des narchotiques par leurs parents ou d'un autre membre de leurs familles. (aussi bien drogues dures qu'alcool ou autres). Mais aussi pour causes de mauvais traitements (enfants battus, parfois attouchements voire meme pedophilie.)
Mon centre d'accueil (Youth House)(ou en LT, Globos Namai)s'occupe d'accueillir entre 12 et 18 adolescents sur deux types de centres. Le premier destine aux ados ages entre 12 et 18 ans, le GLOBOS NAMAI, ou centre d'accueil temporaire en francais. Le second, donne la possibilite aux ados plus ages, ayant entre 18 et 20 ans, de vivre en communaute dans un appartement ou ils vont obtenir des reflexes pour vivre en autonomie sous le controle permanent des responsables de l'assoce.
Depuis la fin de mon VE je suis revenu en France, travailler a Port de Bouc, puis des la fin de ce boulot estival, je suis revenu aupres de ma petite-amie lituaniennne a Vilnius ou j'occupe un poste de Responsable Commercial pour la zone francophone dans l'exportation de bijoux en ambre athentique balte, tresor de Lituanie, l'Or du Nord!

Voila mon ancien temoignage datant de la periode ou j'etais encore V.E. :
J'ai realise le projet de visiter les studios de la radio la plus populaire de lituanie, M-1, grace a un contact qui me connait bien et les enfants etaient emmerveilles, et ca les a interresses au plus haut point, par la suite nous sommes alles pendant l'été en Camp d'ete, alors la, je vous raconte pas les 300 Kms en Vélo et seulement en 4Jours j'ai perdu 8Kgs!!!!!
Depuis Septembre, y'a moins de volontaires lituaniens qui bossent avec moi aupres des gamins, et ca devient un peu plus difficile, surtout qu'il n'y a que moi aupres des gosses, et qu'il y a plus de gosses dans mon centre d'accueil, de 7 gamins début Septembre, on arrive desormais a atteindre le chiffre de 12. AU SECOURS!!!
Je vous ferai part de quelques aventures un peu plus tard, je vous ai dit un peu en gros ce en quoi consiste mon Projet de SVE.
IKI = a bientot en lituanien!

Je peux vous conseiller pour celles et ceux qui voudraient obtenir des renseignements sur mon ancien projet VE ou sur le VE en general.

CHRIS.

10 avr. 2004
MarinFrance /France

je n'ai plas encore le temps de le remplir maintenant mais je le ferai d'ici peu!

7 janv. 2000
BirgitFrance /France

Salut!

Je suis Birgit, SVE Ă  Monterfil, prĂšs de Rennes en Bretagne. Je suis norvegienne, de Lillehammer, et mon SVE ici est avec une organitation de jeux traditionnels bretons. C'est super!

1 janv. 2003
Céline-InÚsItalie /Italy

bonjour le Jour,
J'ai eue bcp de chance dans la réalisation de mon SVE: 1 parceque j'avais bien choisi mon projet ( taf réalisé) 2 parce que mon asso d'accueil était sérieuse 3 parce que les Italiens sont trés ouverts et chaleureux;;;
Mon projet consistait à la protection d'une enceinte murale grecque de 5 Km de long, et d'une foret dunaire de 11 hectare, au bord de la mer Thyrenienne, à Paestum (Campanie)...Je suis tombée amoureuse du site archéo de Poseidonia et j'ai bcp suée avec la débroussailleuse, pour sauver la muraille de l'envahissement de la végétation!!! J'ai aussi fait qlq ateliers pédago autour de l'écologie avec les écoles envirronnantes,participer à l'encadrement des chantiers de volontaires Italiens &Internationaux, participer aux fouilles archéo, bref c'était le bonheur pour moi...Tellement, que je suis restée 19 mois la bas...

alors mon SVE m'a surtout servie en tant qu'expÚrience professionnelle, et puis cela m'a donné un bon coup d'énergie pour me lancer dans la formation BEATEP : cela faisait 5 ans que j'étais hors du circuit "scolaire", et ma réalisation de projet m'a donné la confiance en moi qui me manquait pour aller de l'avant !!!

j'ai réussi mon beatep "Patrimoine Culturel"et j'ai réalisée mon capital avenir à Paestum...Je l'ai terminé en Novembre 2004, envoyé le rapport, tt c'est bien passé, malgré de nombreuses angoisses sur la gestion budgétaire, la réalisation des objectifs, l'extreme solitude parfois!!!

Je recherche des infos sur les "Corps de la Paix", en création par la CE. ???

13 juill. 2000
SonjaFrance /France

Education populaire en Pays de Loire.

Je m'appelle Sonja, je vous arrive de la NorvĂšge !

je suis venue en SVE Ă  l'Ouest de la France, en Pays de Loire.

La structure qui m'accueille est une association d'Education Populaire.

Je travaille avec des jeunes et des migrants, c'est trĂšs exigeant sur le plan humain !

Je termine mon SVE début octobre 2002

1 oct. 2001
KundaĂŻ1497France /France

Une année contre le chÎmage !

Moi c'est KundaĂŻ.

Je viens de Grande-Bretagne et j'ai décidé de vivre une année en France.

J'effectue mon volontariat auprÚs de chercheurs d'emploi dans le département des Landes.

L'insertion professionnelle est une question que chacun se pose.

Dans la structure d'accueil oĂč je travaille, nous tĂąchons d'apporter des rĂ©ponses personnalisĂ©es :

Je termine mon SVE début janvier 2003.

7 janv. 2002
JohannaFrance /France

Animation linguistique à l'école.

Ici Johanna !

Le thÚme de mon SVE est l'éducation linguistique en milieu scolaire.

L'Europe se construit et parler d'autres langues devient trĂšs utile !

Je cĂŽtoie des enfants et nous faisons des progrĂšs ensemble.

Je leur enseigne la langue et parfois c'est eux qui me disent quel est le bon mot en français !..

Je termine mon SVE fin juillet 2002.

5 janv. 2002
PatrickFrance /France

Restauration du patrimoine en équipe.

Salut, c'est Patrick !

J'avais envie de connaĂźtre autre chose que le Royaume-Uni, alors je suis venu en SVE en France !

L'activité qui m'intéressait dans le SVE, c'est la construction. Je voulais apprendre de nouvelles techniques à travers la restauration du patrimoine.

Quand je suis arrivé, j'ai commencé mon travail avec un autrichien et une espagnole...
Je termine mon sve début août 2002

28 févr. 2002
HannesFrance /France

Accompagner des personnes handicapées est une école de vie !

Moi c'est Hannes.

Depuis longtemps je voulais vivre une expérience pour devenir plus mùture et responsable.

Mon projet de SVE porte sur l'exclusion sociale.

J'accompagne des personnes handicapées dans leur quotidien. J'ai beaucoup appris...

Je termine mon SVE le 10 août 2002.

10 févr. 2002
AnettFrance /France

Le multimédia pour les jeunes de Chùtellerault.

Je vais vous raconter mon expérience de hongroise dans le département de la Vienne.

Mon activité se déroule avec les jeunes de Chùtellerault.

Le projet mĂȘme a pour thĂšme les mĂ©dias et la communication.
Je termine mon sve fin septembre 2002.

2 janv. 2002
RenéFrance /France

Se construire soi en restaurant le patrimoine.

Je suis autrichien.

Mon SVE a lieu en zone rurale. Deux autres volontaires venant d'Angleterre et d'Espagne font aussi partie de l'équipe pour restaurer le patrimoine.

Un aspect important de mon SVE, c'est la rencontre avec la population locale et en particulier les jeunes : ils constatent que ne pas parler le français et ĂȘtre d'une autre culture rend le quotidien plus original !...

Je termine mon SVE fin juillet 2002

26 janv. 2002
ValérieRoyaume-Uni /United-Kingdom

IRLANDE DU NORD, WOMEN’S AID (septembre 2000/septembre 2001)
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Pourquoi un SVE ?
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J’ai toujours rĂȘvĂ© partir dans un autre pays, y vivre et y travailler, afin d’ĂȘtre intĂ©grĂ©e dans la population, et de prendre le temps de comprendre une autre culture.
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L’association qui m’a accueilli :
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Belfast Women’s Aid, association venant en aide aux femmes victimes de violence domestique (en gĂ©nĂ©ral violence du mari, ou du petit ami), cette violence peut ĂȘtre physique, morale, financiĂšre ou sexuelle.
Je travaillais dans un « refuge », oĂč les femmes et leurs enfants qui avaient quittĂ© leur domicile, pour Ă©chapper Ă  la violence pouvaient s’installer en attendant soit de retourner chez elles aprĂšs un certain temps, soit d’obtenir des services sociaux un domicile qui leur appartiendrait, ce qui pouvait ĂȘtre trĂšs long. La durĂ©e moyenne au refuge Ă©tait de 9 mois.
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Ma principale activitĂ© Ă©tait de m’occuper des enfants. On devait essayer de les aider Ă  mieux vivre le dĂ©part de leur domicile, en passant du temps Ă  jouer avec eux.
Mais j’ai aussi accompagnĂ© des femmes au tribunal, Ă  l’hĂŽpital, faire une demande de logement, d’aide financiĂšre

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Activités faites en Irlande du Nord :
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DĂ©couverte de la difficile histoire de l’Irlande du Nord, par la visite de Belfast et de ses diffĂ©rents quartiers (quartiers catholiques et protestants).
Mais aussi dĂ©couverte des rĂ©gions sauvages d’Irlande (le Donegal, le Connemara)

Soirées dans des pubs à écouter de la musique traditionnelle en dégustant une Guiness bien fraßche.
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Meilleurs souvenirs :
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La Saint Patrick : on a commencé la tournée des pubs à 14h, une collÚgue rencontrée dans un pub nous a ensuite fait découvrir ses pubs préférés, pour ensuite finir chez elle avec tous ses voisins.

25 sept. 2000
CELINEEspagne /Spain

Hola para todos,
ça y'est c'est le retour; je viens de passer 6 mois enfin 9 mois 1/2 car je m'y plaisé trop, à Tarragona en Espagne. J'ai fait un projet environnemental dans un site paradisiaque en bord de mer qui s'appelle La Punta de la Mora. Je menais beaucoup d'études : papillons, carnivores, oiseaux... pour ceux qui aiment la nature c'est super.
J e ressors d'une expĂ©rience oĂč j'ai des gens du monde entiers, car je vivais avec des volontaires mais aussi des filles au pair et des gens du pays. Et les rencontres se font nombreuses pendant les fiestas.
J'y ai découverte une toute autre culture le catalan, qui est trÚs fort en catalogne. Mais ça m'a beaucoup de connaßtre cette langue, ces traditions. Et de voir que l'espagne n'est pas un seul pays avec une seule langue mais avec une grande diversité de culture.
Ils font foncer, c'est une expérience qu'on peut qu'une seule fois dans sa vie;
N'hésitez pas à me contacter, a trÚs bientÎt

1 août 2004
KATHRINFrance /France

les huits mois que j'avais passé auprÚs de "mes" handicapés étaient super...trÚs enrichissants, extraordinaires...
par contre c'est fou de revenir aprĂšs le sve "au monde normal"...

11 nov. 2001
RHIDIANFrance /France

Fierté céltique

Bonjour
Je m'appelle Rhidian et je suis originaire du Pays de Galles.
J'aime beaucoup mon pays , ses traditions et sa langue maternelle que je parle aussi .

La petite ville de Lyndyrul ...au Pays de Galles est jumelĂ© avec Plogonnec en BrĂ©tagne (oĂč je fais mon SVE)
Je suis dans le comitĂ© de Jumelage mĂȘme;
je m'occupe de la présentation de mon pays...auprÚs d'adultes et enfants et je suis un peu animateur jeunesse car je propose des activités ludiques aux enfants comme le foot, le rugby et le vélo.

Voici le mot le plus long dans ma langue maternelle et sa traduction pour vous..

1 août 2001
MartheItalie /Italy

UN CD ROM SUR LES LEGENDES SARDES.
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DĂ©part pour le goĂčt de l'aventure europĂ©enne !
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Trois ans avant mon SVE, j'ai voulu sĂ©journer Ă  long terme et Ă  moindre frais Ă  l'Ă©tranger. Ce premier sĂ©jour comme jeune-fille au-pair m'a donnĂ© envie de repartir et Ă  attisĂ© mon intĂ©rĂȘt pour la dimension europĂ©enne !
J'avais compris combien devoir s'intĂ©grer dans une communautĂ© inconnue de vous et oĂč personne ne vous connaĂźt s'avĂšre riche de dĂ©couverte !
A ce moment là, j'ai découvert l'existence du SVE... AprÚs deux premiÚres années d'études, j'avais besoin de m'éprouver en situation ! En route pour une nouvelle année sabbatique !

Flash sur un projet d'accueil Art & culture.
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J'ai mis 8 mois pour savoir quel serait mon projet d'accueil. Ce qui Ă©tait important pour moi, c'Ă©tait l'activitĂ© de volontariat ; quant Ă  la destination : surprise ! C'est comme ça que je suis partie pour une Ăźle aujourd'hui italienne mais autrefois au carrefour des civilisations antiques : la Sardaigne ! Ma mission serait de rĂ©colter parmi les habitants d'un village, des donnĂ©es en textes et en images, sur la tradition orale sarde : toute une mĂ©moire sĂ©culaire qui de nos jours s'amenuise... des mythes qui disparaissent, des valeurs de vie et des principes pĂ©dagogiques ignorĂ©s ! L'objectif Ă©tait de rĂ©aliser un cd rom avec la participation de personnes ĂągĂ©es, de jeunes et Ă  l'attention des sardes qui ont dĂč migrer dans le monde entier, Ă  la recherche de meilleures conditions de vie mais au prix d'un dĂ©racinement culturel et affectif souvent dĂ©finitif...

Une équipe grande en nombre... et en coeur !
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J'ai vécu 6 mois dans le village Osilo avec une autre volontaire. 6 autres volontaires d'autres pays d'Europe (Danemark, Belgique, Espagne, Angleterre) se trouvaient eux dans d'autres villages de l'ßle. Des tuteurs SVE nous suivaient sur place. Deux fois par mois, toute l'équipe se retrouvait au local de l'organisation d'accueil. Dans les premiers temps, nous échangions sur nos expériences respectives : les relations nouées dans chaque village, le quotidien dans les familles d'accueil, nos progrÚs en italien, la bonne cuisine sarde, les sorties de découverte... A travers la vie en groupe et les moments de gaieté ou de cafard, nous avons vécu des moments qui ont permis à chacun de mieux se connaßtre. Les organisateurs du projet d'accueil, Jan et Fernanda, nous ont encadrés de maniÚre à ce que chacun se sente à l'aise si bien que le travail s'est réalisé dans une atmosphÚre sympathique.

Le problĂšme
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Un SVE sans problĂšme n'est pas un SVE.
Dans le cas de notre équipe, nous n'avons pas reçu en temps voulu l'argent de poche destiné à nous faciliter la vie sur place. A cause de cela, nous n'avons pas pu partir visiter l'ßle ou bien faire développer une pellicule... Outre cette frustration, la qualité de la conversation du groupe s'est vue trÚs réduite : nous finissions toujours par parler de ce problÚme !

Un Cd rom pour préserver la mémoire sarde.
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Plus tard, une fois que nous avons tous rassemblé suffisamment d'information sur chaque village (histoire, géographie, environnement, économie, artisanat et... légendes), nous avons travaillé à la création d'un cd rom.
Le gros du travail a consisté à nous mettre d'accord sur l'architecture des données, village par village et thÚme par thÚme. Je vous laisse imaginer les discussions hautes en couleur autour de la table !.. Ce travail d'équipe a été d'autant animé qu'il était... interculturel ! Le résultat, lui, est fort réussi.
Ensuite, nous sommes passés au stade de la réalisation du cd rom. Chacun a appris ce qu'il ignorait en informatique. Pour ma part, je me suis familiarisée avec des logiciels de retouche de photographie et de graphisme ou encore de programmation d'objets ou de pages numériques.

Faire ce SVE m'a été utile sur le plan professionnel :
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DÚs mon retour de SVE, j'ai eu un entretien de sélection à l'entrée d'une formation en tourisme et découverte du patrimoine : mon expérience alors toute récente de préservation et de mise en valeur graphique du patrimoine m'a ouvert une premiÚre porte !
Je vis actuellement en Bourgogne (71) et travaille au Service Relations Internationales de la commune européenne de Charnay-lÚs-Mùcon. Il est justement nécessaire dans mon poste de pratiquer, outre l'anglais et l'allemand, la langue de Dante.

A bientĂŽt de nous rencontrer !

2 févr. 1998
MARTINSFrance /France

LA DECOUVERTE

....voila pourquoi faire un SVE!!!

de quoi je parle??? d'une langue, d'une culture, d'un projet....mais aussi d'autres maniÚres de vie, d'autres personnes et personalités pour mon devéloppement personnel.

MON PROJET

Dans mon centre de plein air....tout ça est possible.
J'aime beaucoup mon projet qui a pour but une exposition sur les Açores (Portugal) d'oĂč je viens et plus au quotidien l'animation avec les enfants...

Je me suis lancé dans une "activité théùtrale"...je m'occupe d'un petit théùtre de marionettes pour la joie des petits.

1 févr. 2002
allestotalesAllemagne /Germany

Mon SVE a été un moment unique et trÚs difficile.
J'ai adoré participer aux séminaires européens de Weimar, voyager à travers toute l'Allemagne et jusque Prague, cotoyer chaque jour des étrangers et des Allemands. je me suis étonnement trÚs bien intégrée d'un point de vue social.
Le hic résidait dans mon projet. En dépit d'une description alléchante du projet, je n'ai pratiquement rien fait d'intéressant. Je n'ai pas eu de relation privilégiée avec mon tuteur, peu de rapports avec mon organisation d'envoi. J'ai fait face seule à la situation. Et autant dire que j'ai presque déserté/fui mon projet... Je suis devenue bénévole pour UNICEF, j'ai appris seule la langue à la bibliothÚque et j'ai passé mon temps dans une autre association de la ville pour monter un projet qui a échoué faute d'argent (OFAJ). J'ai aussi été engagée pour faire de la traduction. J'ai trouvé d'autres activités qui me correspondaient mieux.
Cependant, j'ai beaucoup appris sur moi lors de ces moments peu évidents. Et je suis toujours partante pour repartir en Europe, ou plus loin!
PrĂ©cision : aujourd'hui, les membres de l'Ă©quipe de mon projet ont changĂ©. Peut-ĂȘtre les choses ont-elles Ă©voluĂ© ?

1 juin 2003
DelfinaItalie /Italy

expérience que je renouvellerais volontier et surtout que je conseille, permet de se connaitre et d'acquérir une grande ouverture au monde en général

1 déc. 2005
emy054GrĂšce /Greece

je pense que ce que j'ai dit précedemment doit bien résumer mon expérience ... la seule chose à ajouter pour les futurs SVE : si vous voulez faire un SVE n'attendez pas foncez !
Personnellement l'impact de ce SVE aura été un incroyable enrichissement et une envie de continuer à découvrir d'autres cultures, et m'aura permis d'y voir un peu plus clair dans ma vie et dans ce que je veux en faire ...

J'ai coché les 2 cases pour le parrainage car si je peux aider un futur SVE je suis partante et si un ancien SVE peux m'aider pour le futur à trouver un emploi stable je suis également partante ...

5 mai 2006
emmanuelleRoyaume-Uni /United-Kingdom

faire plus court? JE VEUX REPARTIR

1 sept. 2002
anaisPologne /Poland

l'envie de repartir a peine rentrée. Je sais maintenant qu'on ne peut vivre en un seul endroit, autour d'un mode de vivre. J'aime a dire souvent qu'il faut aller voir ailleurs si on y est.

5 déc. 2005
flaviaFrance /France

ene général bon projet

1 avr. 1999
anneAutriche /Austria

Je voulais vivre cette expĂ©rience depuis longtemps. J'ai beaucoup appris (prendre du recul sur mon pays, ĂȘtre tolĂ©rant face aux autres qui ont des idĂ©es reçues sur mon pays d'origine, m'intĂ©grer auprĂšs des jeunes et de la communautĂ©)
Je ne m'attendais pas à devoir parler autant de langues différentes pour communiquer.

Cette expérience a été un gros atout dans ma recherche d'emploi, je suis revenue plus sûre de moi.

1 oct. 2005
Fabienne_suomiFinlande /Finland

Bonjour Ă  tous !

Je m'appelle Fabienne et j'aimerais vous faire partager un peu de mon année passée à l'étranger...
comme volontaire .

* DU COTE DE LA FINLANDE :

J'ai fait mon SVE en Finlande en 1997/98 pendant 12 mois. Une des premĂšres Ă  partir dans ce qui Ă©tait Ă  l'Ă©poque une action pilote, créée Ă  l'initiative de Mme Edith Cresson. (on peut dire que depuis son idĂ©e n'a pas fait choux blanc ;-)) puisque le 27 nov 2006 seront fĂȘtĂ©s Ă  Bruxelles les dix ans de la crĂ©ation du SVE (Service Volontaire EuropĂ©en).

J'ai travaillé comme bénévole lors de mon SVE pour une grande fédération d'associations de Jeunesse "4H".
Le projet intitulé "Global awarness" m'a conduit à me déplacer dans prÚs de 60 villes et villages à travers toute la Finlande; le Sud, le Centre et l'Est. Au cours de mon projet itinérant, j'ai été accueillie dans 25 familles et j'ai travaillé avec prÚs de 1000 jeunes dans des écoles primaires, lycées, collÚges et club de loisirs de l'association 4H.

* POURQUOI LA FINLANDE...

Je suis venue un peu par hazard en Finlande.
En fait, je souhaitais partir dans un pays oĂč je pourrais parler anglais parce que ca faisait cinq ans que je n'avais pas pratiquĂ© cette langue et je n'arrivais plus Ă  m'exprimer aussi spontanĂ©ment qu'avant.
J'adore les langues étrangÚres !
Le projet qui m'a le plus intéressée se passait en Finlande avec des jeunes et concernait l'apprentissage d'autres cultures en général...
C'est celui là que j'ai choisi et quand j'ai su que j'étais acceptée, je ne connaissais alors rien de la Finlande ! Je suis donc allée directement dans une librairie pour voir des photos du pays et lire un peu sur cette culture; tout était inconnu, j'avais tout à découvrir!

* POURQUOI JE SUIS PARTIE EN SVE:

J'avais envie d'un contact avec le terrain aprÚs des études en philosophie. Je souhaitais travailler dans le secteur de l'Education non formelle et de la Jeunesse.

* DU CÔTE DE L'ASSOCIATION DE MON SVE :

Suomen-4h-liitto est le nom de mon projet d'accueil en Finlande. Il s'agit d'une fédération de Jeunesse soutenue par le MinistÚre de l'Education et de l'Agriculture.
4H signifie : Head - Hands - Heart - Health

Il y a prÚs de 320 associations 4H en Finlande, dont certaines implantées dans des écoles.
Ces associations 4H proposent des activités pour les jeunes de 6-20 ans.

Ce mouvement pour la jeunesse est international: il en existe 85 dans le monde, basĂ©s sur les mĂȘmes principes d'Ă©ducation. Mais pas en France !

* DU COTE DES ACTIVITES QUE J'AI FAITES EN FINLANDE :

J'ai eu une mission mobile auprÚs de 60 communes finlandaises, essentiellement en zones rurales. J'ai travaillé avec des jeunes, des animateurs de jeunesse de l'association 4H, localement et au sein des délégations régionales pour impulser une dynamique d'ouverture vers l'international :
-->les infomer et les motiver à participer à des programmes d'échanges à l'étranger,
-->aller à la rencontre des cultures étrangÚres prÚs de chez soi.
--> encourager les animateurs à parler une autre langue notamment pour familiariser les jeunes et à dévelloper des activités périscolaires autour de la découverte d'autres cultures.

J'étais envoyée rencontrer un grand nombre de jeunes ( + de 1000) et d'animateurs (60 environ)pour montrer l'exemple de ce que l'on peut faire comme activités tournées vers une autre culture. Comme je suis française, nous avons fait des activits autour de ma culture.
J'ai appris aux jeunes rencontrĂ©s, selon leur Ăąge, Ă  prononcer et chanter des chansons françaises, cuisiner des spĂ©cialitĂ©s rĂ©gionales, regarder des phots de diffĂ©rentes rĂ©gions et villes ... et les commenter ensemble . Tout cela pour stimuler leur curiositĂ© et l'envie de partir eux-mĂȘmes Ă  la rencontre d'autres cultures : sur leur territoire ou en voyageant en dehors de la Finlande.

Du point de vue de la fédération de jeunesse 4H qui m'a accueillie : Ils ont pensé que c'est en envoyant en chair et en os une personne qui a fait justement cette démarche de départ à l'étranger et qui vient apporter son témoignage, que l'on peut le mieux sensibiliser les animateurs et les jeunes à l'ouverture vers d'autres cultures. Leur objectif était de promouvoir le pÎle International de leur Fédération : l'année 1998 avait pour eux la thématique "international".

* MES MEILLEURS SOUVENIRS :

... La découverte du silence,

... Apprendre le finnois: j'aime beaucoup cette langue- se on kaunis kieli minulle

... La découverte du sauna- et de toutes sortes: en hiver dans l'eau glacée, dans la neige, prÚs d'un lac au soleil de minuit quand l'eau est couleur or et sombre à la fois.

... L'accueil qui m'a été fait par les 25 familles que j'ai rencontrées.

... Cueillir les myrtilles sauvages, les framboises

** ET DEPUIS

Ce témoignage a été mis en ligne en 2002.

LĂ  nous sommes en oct 2006: Que de chemin parcouru depuis ! Et toujours la mĂȘme conviction :
cette possibilité qu'offre le sve de partir effectuer une mission volontaire longue, à temps plein, au service d'une asso ou d'une mairie d'un pays de l'Union européenne élargie est une chance INOUIE.

c'est la raison pour laquelle depuis 6 ans je suis bénévole dans le développement de l'asso sve connexion et du site www.sve-connexion.org pour permettre de faire connaßtre par la richesse de vos témoignage les 1000 et un visages du sve et dnner envie à d'autres d'y participer et à ceux qui ont vécu cette expérience de garder le contact pour continuer de vivre cette expérience européenne.

Mon SVE m'a permis de vivre ce sentiment d'une appartenance européenne, de découvrir mon identité de française du sud est à travers ce décalage que crée l'intégration dans une autre culture, dans d'autres repÚres et habitudes de vie, d'apprendre sur soi, ce qui nous conditionne et constitue à notre insu en se confrontant aux habitudes culturelles des autres.

Je salue aussi l'initiative de UNIS CITES qui propose des missions de volontariat sur la France en accuillant des Français et des bénévoles d'autres pays. UNIS CITES existait bien avant le SVE et accueille aussi des jeunes du programme SVE.

MinÀ pidan paljon suomea ja olin suomessÀ kesallÀ 2002 ja 2000.

Et bonne route à chacun dans le bénévolat associatif sur les thÚmes qui vous tiennent à coeur.

Le bénévolat associatif rime pour moi avec démocratie vivante, démocratie active, paricipation citoyenne pour améliorer notre quotidien à tous et le rendre plus généreux et lumineux.

Fabienne
fabienne@sve-connexion.org

31 juill. 1997
lefab66Irlande /Ireland

J'ai passé une tres bonne annéé mais peut etre un peu court. Je garde des contacts avec mes anciens collegues et je vais surement retourner les voir tellement cette experience a ete benefique pour moi.

18 oct. 2006
carmenFrance /France

mon SVE å été l'expérience la plus riche, c'était la premiÚre fois j'ai vécu seule et en plus à l'étranger, donc j'ai appris beacoup. Le méllieur est l'opportunité de rencontrer du monde d'autres cultures, faire des amies, voyager...
l'impact a été énorme, depuis le SVE (c'est ça que m'a ouvert les portes), je me suis rendu compte j'aime vivre à l'étranger et voyager beacoup; j'ai vécu en FRance (Bordeaux), en Anglaterre, aux états Unis (TExas) et en Espagne...

12 sept. 2002
paulineenpolognePologne /Poland

expÚrience unique pour s'imprégner d'un pays en y vivant au quotidien, et pour apprendre la langue et connaßtre les habitants....
Je vous conseille Ă  tous de partir!

15 sept. 2005
lolondbDanemark /Denmark

TrÚs bonne expérience! J'ai rencontré des jeunes de nombreux pays Européens. Découvert une nouvelle culture et améliorer mon anglais!

20 juill. 2006
yoleneEstonie /Estonia

ESTONIA ? Keskcéksa ?

Partir pour un pays que les gens ne connaissent pas, ou situent dans les balkans alors que c'est en Europe du Nord, c'est un vrai challenge ... l'aventure quoi ! .... c'est Ă  dire exactement ce que je recherchais dans le SVE ..... ET BEN J'AI PAS ETE DECUE DU VOYAGE !!!!

DANS UN VILLAGE STALINIEN AVEC DES ENFANTS

Si en plus je vous dis que mon projet se situait dans une ancienne base secrÚte soviétique pour les sous marins nucléaires, qui est passée de 16000 à 4000 habitants avec des allures de ville fantÎme, là vous me prendrez sûrement pour une maso !
HonnĂȘtement, pour rien au monde je n'aurais fait mon SVE ailleurs. Paldiski est certainement le village qui m'a permis de dĂ©couvrir et comprendre le plus de choses, sur moi mĂȘme, sur l'Estonie, sur l'Europe, la question des minoritĂ©s, etc ... (80% de russes dans le village, 40% en Estonie).

Mon boulot n'était pas tous les jours facile, il fallait combiner avec l'athmosphÚre "spéciale" que rÚgnait dans cette ville, le manque de moyens, les tentatives de récupération par des gens corrompus, etc .... Une vraie expérience, que je ne regrette pas !

Et puis les enfants Ă©taient supers ! Ils ont fait ce qu'ils ont pu pour m'apprendre le russe ..et mĂȘme un peu d'estonien (ils ont bien du courage !) et moi pour leur apprendre un peu d'anglais et de français, pour apporter dans mon assoc de l'Ă©nergie et de la bonne humeur, de l'enthousiasme, et une ouverture sur le monde, dans cette ville autrefois coupĂ©e du reste par un mur.
L'équipe du Studio,qui organise des activités artistiques pour les enfants, est super, et leur optimisme est vraiment déroutant pour la française que je suis ! Eux et les enfants m'ont beaucoup apporté, et j'espÚre leur avoir aussi laissé un souvenir chaleureux.

++++++ UN SVE RICHE EN RENCONTRES ++++++

7 mois pour rencontrer tous les estoniens (1.4 millions : fastoche ! :-) ), des russes, des allemands, finlandais, suĂ©dois, français aussi parfois ... 7 mois pour comprendre comment faire cohabiter autant de cultures et de nationalitĂ©s au sein de l'Europe ... 7 mois pour ĂȘtre dĂ©couragĂ©e devant l'ampleur de la tĂąche ... et pour ĂȘtre enthousiasmĂ©e par les richessses que les Ă©changes peuvent nous apporter.

++++++++++ A L'EST TOUTE !!!! ++++++++++

Les estoniens me demandaient souvent, avec un air incrédule : "Mais ... pourquoi l'ESTONIE ???????"
Humm humm ... difficile de répondre.
Je pense que c'est parce que c'est un pays dont personne ne connait rien, et c'est ce qui en fait l'attrait . Le SVE est fait pour découvrir non ? Aller en Espagne ou en Italie ? ... oui bien sûr j'aurais plus fait la fiesta (encore que ...), mais j'aurai l'occasion d'y retourner, et j'y aurais sûrement moins appris en si peu de temps.

Quand il fait nuit à 15h, qu'il fait -25 dehors et que la déprime pointe, je me disais "bouuuuu mais pourquoi je suis pas partie en Espagne comme tout le monde ?"
Et quand je me retrouve avec un couple de vieux estoniens dans un challet au milieu de la forĂȘt en train de nous expliquer les pratiques chamaniques anciennes en Estonie ; quand d'une journĂ©e de luge au sauna je passe de -30 Ă  +90 degrĂ©s, lĂ  je me dis que je sais pourquoi je suis lĂ  et pas ailleurs, et que je ne le regrette pour rien au monde !

Conclusion : Ă  l'Est toute mes amis !!!! Osez partir dans des pays dont vous connaissiez Ă  peine le nom, osez partir dans des contrĂ©es qui vous Ă©voquent guĂšre plus qu'une image d'Epinal stupide du genre "un ours qui pĂȘche sur la banquise" ou bien "une pinte de biĂšre bien remplie dans un bar sombre" ou bien "un petit pays qui se trouve au bout de l'Europe, pas trĂšs loin du pays du pĂšre NoĂ«l" !!!

SI VOUS VOULEZ DES RENSEIGNEMENTS ET DES CONTACTS DANS LES PAYS BALTES ou PAYS DE L'EST, N'HESITEZ PAS A ME CONTACTER !!!

++++ DES EXPERIENCES INSOUPCONNEES ++++

_Ramener ses courses sur une luge
_Découvrir que les poils du nez peuvent geler (si si je vous jure ! c'est une drÎle de sensation!)
_Multiplier par 10 sa consommation de cannelle et de bougies (sans parler de la vodka, indispensable pour éloigner la maladie !)
_Prendre 7 kilos (et oui, le plat de résistance estonien est patates et vodka !... il faut faire ses réserves pour l'hibernation !)
_Voir la premiĂšre neige le 5 octobre !
_ Tomber 20 fois par jour dans les rues transformées en patinoire
_ Parler en Estonien / Russe / Allemand / Anglais (comprendre : aucune de ces langues vraiment) avec une mémé qui ne parle aucune de ces langues non plus vraiment (mis à part l'Estonien) et qui m'a hébergé sur une petite ßle
_ Se retrouver coincĂ©e dans un village perdu car il n'y a qu'un bus par jour, avec tout le village qui passe devant l'arrĂȘt de bus oĂč vous vous rĂ©fugiez pour voir quelle tĂȘte vous avez et qu'est-ce que vous venez faire lĂ .
_ Me retrouver dans une Ă©picerie oĂč on m'annonce le prix grĂące Ă  un boulier
_ Faire du stop et me retrouver embarquée avec une petit pépé sur un side-car

....et beaucoup d'autres encore !!!

DĂ©solĂ©e pour mon tĂ©moignage un peu long, mais quand je commence Ă  parler de mon SVE j'arrive plus Ă  m'arrĂȘter ! .... vous verrez vous aussi ... :-)

+++++++++++ ET APRES ?++++++++++++

Et aprĂšs petite dĂ©prime post retour bien sĂ»r, on y Ă©chappe pas, puis reprise des Ă©tudes (mais un peu rĂ©orientĂ©e) et surtout aprĂšs : des projets plein la tĂȘte, dont certains rĂ©alisĂ©s, des voyages dĂšs que je peux (on s'arrange toujours) des rencontres riches qui continuent.

J'ai adhéré à l'association SVE Connexion et m'engage pour essayer d'améliorer et promouvoir le programme Jeunesse, de continuer de créer des liens entre les SVE.

Je viens de déposer un dossier pour Capital Avenir .... et je croise les doigts en attendant la réponse !

A TOUS CEUX QUI VEULENT FAIRE LE SVE : n'hésitez pas ! et vous pouvez m'écrire si vous avez des questions.

A TOUS CEUX QUI ONT DES PROJETS : n'hésitez pas ! :-) ... et écrivez nous à l'assoc pour nous tenir au courant, on fera passer l'info et on fera tout ce qu'on peut pour vous aider !

A bientĂŽt j'espĂšre.

20 sept. 2002